06.09.2009

La musique des mots (40) : Le nouveau Nothomb et l'ancien Stranglers

NOTHOMB_voyageC'est à la rencontre d'un trio alphabétique bien énigmatique - Aliénor, Astrolabe et Zoïle - qu'Amélie Nothomb convie ses fidèles - lecteurs - pour son rendez-vous annuel de la fin août.
Aliéné par Aliénor, la Neuneu, écrivain aussi inspirée qu' handicapée et encombrante, l'amour que porte Zoïle à Astrolabe sera frappé de glace et d'interdits. Il se déclinera dès lors sur le mode inversé d'aversion universelle. Le héros se fait terroriste et prend pour cible le symbole le plus parisien de l'Amour que voua Gustave Eiffel à une certaine ... Amélie.
"Le printemps va pouvoir commencer".
Apolline Elter

L'avis de Brice Depasse en direct sur l'antenne de Nostalgie qui d'ailleurs associe à la lecture du livre d'Amélie, la musique des Stranglers :

  La musique des mots - Amélie Nothomb & The Stranglers

Le Voyage d'hiver, Amélie Nothomb, Albin Michel, août 2009, 134 pp, 15 €.

11.12.2008

La cuisine des anges

NOTHOMB_JULIETTEPurée de marrons au thé vert, soupe au chocolat, minuterie "sois belle et tais-toi", la palme de l'originalité, du bien-vivre, du savoir-se-faire-plaisir et de l'humour revient au livre de cuisine de Juliette Nothomb. La soeur d'Amélie livre au public dans un livre débridé les recettes, sérieuses, qui font le délice de sa soeur Amélie.
Lire est un plaisir, manger en est un autre. Et que dire de cet entretien à bâtons rompus avec les deux excellentes soeurs Nothomb à propos de cette cuisine surréaliste ... comme la Belgique.
Bon appétit et bon amusement.

  JULIETTE & AMELIE NOTHOMB - Nicky Depasse 1
  JULIETTE & AMELIE NOTHOMB - Nicky Depasse 2
  JULIETTE & AMELIE NOTHOMB - Nicky Depasse 3

La Cuisine d' Amélie : 80 Recettes de Derrière les Fagots, Juliette Nothomb, Illustrations (excellentes) de Jul, Albin Michel, novembre 2008, 144p., 16€00.

17.07.2008

Charmant prince scandinave cherche moquette pour mourir dessus

PRINCEComme chaque année, le magazine Lire publie dans un supplément de son numéro de juillet le premier chapitre du nouvel Amélie Nothomb à paraître fin août. Et après cela, son éditeur Albin Michel, nous demande à nous, journalistes de maintenir un embargo jusqu’à la sortie du livre.
La pression médiatique dans une main, un mauvais roman dans l’autre, je comprendrais commercialement leur attitude. Mais il n’en est rien. Bien au contraire. Alors pourquoi mettre sous le boisseau mon désir de vous recommander cet agréable et intimiste thriller (mais oui !) finement ciselé par notre compatriote récemment nommée Commandeur de l'Ordre de la Couronne ?
Un quidam appelé à aucune postérité cède à la tentation d’endosser l’identité d’un homme venu inopinément mourir sur la moquette de sa salle de séjour. Une identité aux apparences enviables mais à la vérité dangereuse.
De l’humour, de l’espoir, du suspense dans un roman d’Amélie Nothomb, ce n’est pas banal. Et vous savez quoi ? J’en redemande.
Le précédent récit autobiographique Ni d’Eve ni d’Adam m’avait enchanté. Le romanesque Fait du prince confirme l’excellent retour d'Amélie après les décevants Acide sulfurique et Journal d’hirondelle.
En attendant d’y revenir, je vous propose ci-dessous l’incipit du Fait du prince. Pour lire l’entièreté du premier chapitre, cliquez sur la couverture.

Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.
- Pour ma part, je n'aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin.
- Cela revient au même. Ces gens-là sont de mèche. Si quelqu'un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque à votre domicile, vous êtes le premier suspect.
- Suspect de quoi, si c'est une crise cardiaque?


«Le fait du prince»,Amélie Nothomb, Albin Michel, 21 août 2008, 160p, 15€90

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27.04.2008

Nothomb et Kennedy

KENEDY AudiolibCe n'est pas l'auteur, l'américain Douglas Kennedy qui s'exprime parfaitement en Français, qui vous fait lecture de l'excellent La femme du V° sur ce livre audio mp3 de 10 heures 25 minutes mais le Bruxellois Jean-Marc Delhausse. L'ensemble est parfait.
Quant à Sylvie Testud, l'interprète du rôle d'Amélie Nothomb dans l'autobiographique Stupeur et tremblements mis en images par Alain Corneau, elle vous fait la lecture de Ni d'Eve ni d'Adam, la suite parue l'an dernier.

  DOUGLAS KENNEDY lu par J-M DELHAUSSE
  AMELIE NOTHOMB lue par SYLVIE TESTUD

NOTHHOMB audiolib

La femme du V°, Douglas Kennedy, lu par Jean-Marc Delhausse, Audiolib, mars 2008, 23€90

Commander «La femme du V° en audiolivre»

Ni d’Eve ni d’Adam, Amélie Nothomb, lu par Sylvie Testud, Audiolib, mars 2008, 19€00

Commander «Ni d’Eve ni d’Adam en audiolivre»

07.11.2007

Amélie Nothomb, Prix de Flore 2007

NOTHOMB Ni d'eve ni d'adamParce qu'elle le vaut bien. Parce qu'il le valait bien ce "Ni d'Eve ni d'Adam". La référence à la pub de ce début d'article est aussi consternante que la majorité des articles fleurissant sur le Prix de Flore 2007. On invoque la ratio du prix à sa création par Beigbeder en 1994, les ventes astronomiques des livres d'Amélie, bref un tas de raisons pour lesquelles elle ne devrait pas recevoir ce prix. Et le roman dans tout ça ?
Au cas où cela intéresserait quelqu'un, nous l'avons trouvé enthousiasmant (voir notre chronique en cliquant sur la couverture), digne séquelle de celui qui lui valut le Prix de l'Académie Française et deux millions d'exemplaires vendus. Un pari difficile et réussi. Un rendez-vous et un ton inattendus. Voilà le livre qui méritait bien un Prix. Proficiat Amelieke.

  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 1
  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 2
Amélie Nothomb 01
Photos : (c) Marianne Rosenstiehl / H&K

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03.09.2007

Entretiens nipponophiles

Amelie Nothomb 03Je ne pouvais pas attendre des semaines pour parler avec Amélie Nothomb de « Ni d’Eve ni d’Adam », le roman d’une tranche de vie, d’un amour juste à côté, d’un choc de cultures à hauteur de deux très jeunes adultes, d’encore ados. Une petite merveille. Un beau moment de littérature moderne. Un plongeon dans le monde nippon en très bonne compagnie.
Je suis donc allé vers elle. Rencontre à son bureau parisien.
Lisez le premier chapitre et notre critique en cliquant sur les photos.

  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 1
  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 2
Amélie Nothomb 01
Photos : (c) Marianne Rosenstiehl / H&K

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19.08.2007

Ce livre est pour vous

NOTHOMB Ni d'eve ni d'adamSi vous avez été déçu par les deux derniers livres d'Amélie Nothomb, ce livre vous réconciliera avec son oeuvre.
Si vous n'aimez pas chez Amélie Nothomb la violence de ses sentiments, la noirceur de ses histoires, ce livre vous plaira infiniment.
Si vous brûlez de lire une séquelle ou une suite de "Stupeur et tremblements", ce livre ne vous attendra pas longtemps chez votre libraire.
Si le Japon exerce une certaine fascination sur vous, ce livre vous transportera.
Si vous n'avez jamais lu aucun livre d'Amélie Nothomb, ce livre ne vous décevra pas.
Si vous aimez les belles histoires d'amour pas simples et les romans très bien écrits, ce livre vous comblera.
Si vous voulez vous payer un séjour dépaysant à peu de frais, ce livre vous emportera.
Si vous aimez les histoires empreintes de nostalgie, ce livre vous émouvra.
Si la cuisine japonaise vous plaît, vous tente, ce livre vous donnera l'eau à la bouche.
Si vous pensez que rien ne vous fera jamais aimer Amélie Nothomb, ce livre vous décevra.
Si vous ne devez lire qu'un livre ce mois-ci, lisez "Ni d'Eve, ni d'Adam", le nouveau roman d'Amélie Nothomb.
Brice Depasse

P.S. : Si vous n'êtes pas du genre à acheter un chat dans un sac, cliquez sur la couverture et lisez le premier chapitre.

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07.07.2007

Ni d'Eve ni d'Adam : Incipit et plus encore

nothombComme chaque année, Albin Michel nous demande de ne pas publier avant le 23 août, date de la sortie du nouveau roman d'Amélie Nothomb. Comme chaque année, une foule de sites et magazines publient avant, voire bien avant. Cette année, c'est carrément le premier chapitre de "Ni d'Eve, ni d'Adam" qui fleurit un peu partout. Et nous devrions vous en priver ? D'autant plus qu'à la lecture, ceux qui ont été déçus par les deux derniers romans d'Amélie comprendront que la muse de la rentrée est revenue à son meilleur niveau romanesque. Ce qui dans le cas d'Amélie Nothomb signifie "top du top", je ne vous dis que ça. Je le termine à l'instant.
Voici donc ce fameux premier chapitre :

"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: «Cours particuliers de français, prix intéressant».
Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d'Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n'avais pas eu la présence d'esprit de lui demander son numéro, cela n'allait pas s'arranger. «Il me rappellera peut-être pour ce motif», pensai-je.
Il ne me rappela pas. La voix m'avait semblé jeune. Cela ne m'aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d'Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.
Je n'étais pas la seule étrangère, loin s'en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter.
- Vous êtes le professeur de français?
- Comment le savez-vous?
Il haussa les épaules. Très raide, il s'assit et se tut. Je compris que j'étais le professeur et que c'était à moi de m'occuper de lui. Je posai des questions et appris qu'il avait vingt ans, qu'il s'appelait Rinri et qu'il étudiait le français à l'université. Il apprit que j'avais vingt et un ans, que je m'appelais Amélie et que j'étudiais le japonais. Il ne comprit pas ma nationalité. J'avais l'habitude.
- A partir de maintenant, nous n'avons plus le droit de parler anglais, dis-je.
Je conversai en français afin de connaître son niveau: il se révéla consternant. Le plus grave était sa prononciation: si je n'avais pas su que Rinri me parlait français, j'aurais cru avoir affaire à un très mauvais débutant en chinois. Son vocabulaire languissait, sa syntaxe reproduisait mal celle de l'anglais qui semblait pourtant son absurde référence. Or il était en troisième année d'étude du français, à l'université. J'eus la confirmation de la défaite absolue de l'enseignement des langues au Japon. A un tel degré, cela ne pouvait même plus s'appeler de l'insularité.
Le jeune homme devait se rendre compte de la situation car il ne tarda pas à s'excuser, puis à se taire. Je ne pus accepter cet échec et tentai de le faire parler à nouveau. En vain. Il gardait sa bouche close comme pour cacher de vilaines dents. Nous étions dans une impasse.
Alors, je me mis à lui parler japonais. Je ne l'avais plus pratiqué depuis l'âge de cinq ans et les six jours que je venais de passer au pays du Soleil-Levant, après seize années d'absence, n'avaient pas suffi, loin s'en fallait, à réactiver mes souvenirs enfantins de cette langue. Je lui sortis donc un galimatias puéril qui n'avait ni queue ni tête. Il était question d'agent de police, de chien et de cerisiers en fleur.
Le garçon m'écouta avec ahurissement et finit par éclater de rire. Il me demanda si c'était un enfant de cinq ans qui m'avait enseigné le japonais.
- Oui, répondis-je. Cette enfant, c'est moi.
Et je lui racontai mon parcours. Je le lui narrai lentement, en français; grâce à une émotion particulière, je sentis qu'il me comprenait.
Je l'avais décomplexé.
En un français pire que mauvais, il me dit qu'il connaissait la région où j'étais née et où j'avais vécu mes cinq premières années: le Kansaï.
Lui était originaire de Tokyo, où son père dirigeait une importante école de joaillerie. Il s'arrêta, épuisé, et but son café d'un trait.
Ses explications semblaient lui avoir coûté autant que s'il avait dû franchir un fleuve en crue par un gué dont les pierres auraient été écartées de cinq mètres les unes des autres. Je m'amusai à le regarder souffler après cet exploit.
Il faut reconnaître que le français est vicieux. Je n'aurais pas voulu être à la place de mon élève. Apprendre à parler ma langue devait être aussi difficile que d'apprendre à écrire la sienne.
Je lui demandai ce qu'il aimait dans la vie. Il réfléchit très longtemps. J'aurais voulu savoir si sa réflexion était de nature existentielle ou linguistique. Après de telles recherches, sa réponse me plongea dans la perplexité:
- Jouer.
Impossible de déterminer si l'obstacle avait été lexical ou philosophique. J'insistai:
- Jouer à quoi?
Il haussa les épaules.
- Jouer.
Son attitude relevait soit d'un détachement admirable, soit d'une paresse face à l'apprentissage de ma langue colossale.
Dans les deux cas, je trouvai que le garçon s'en était bien sorti et j'abondai dans son sens. Je déclarai qu'il avait raison, que la vie était un jeu: ceux qui croyaient que jouer se limitait à la futilité n'avaient rien compris, etc.
Il m'écoutait comme si je lui racontais des bizarreries. L'avantage des discussions avec les étrangers est que l'on peut toujours attribuer l'expression plus ou moins consternée de l'autre à la différence culturelle.
Rinri me demanda à son tour ce que j'aimais dans la vie. En détachant bien les syllabes, je répondis que j'aimais le bruit de la pluie, me promener dans la montagne, lire, écrire, écouter de la musique. Il me coupa pour dire:
- Jouer.
Pourquoi répétait-il son propos? Peut-être pour me consulter sur ce point. Je poursuivis:
- Oui, j'aime jouer, surtout aux cartes.
C'était lui qui semblait perdu, à présent. Sur la page vierge d'un carnet, je dessinai des cartes: as, deux, pique, carreau.
Il m'interrompit: oui, bien sûr, les cartes, il connaissait. Je me sentis extraordinairement stupide avec ma pédagogie à deux sous. Pour retomber sur mes pattes, je parlai de n'importe quoi: quels aliments mangeait-il? Péremptoire, il répondit:
- Ourrrrhhhh.
Je croyais connaître la cuisine japonaise, mais cela, je n'avais jamais entendu. Je lui demandai de m'expliquer. Sobrement, il répéta:
- Ourrrrhhhh.
Oui, certes, mais qu'était-ce?
Stupéfait, il me prit le carnet des mains et traça le contour d'un oe; uf. Je mis plusieurs secondes à recoller les morceaux dans ma tête et m'exclamai:
- Œuf!
Il ouvrit les yeux comme pour dire: Voilà!
- On prononce oeuf, enchaînai-je, oeuf.
- Ourrrrhhhh.
- Non, regardez ma bouche. Il faut l'ouvrir davantage: oe; uf.
Il ouvrit grand la bouche:
- Orrrrhhhh.
Je m'interrogeai: était-ce un progrès? Oui, car cela constituait un changement. Il évoluait, sinon dans le bon sens, du moins vers autre chose.
- C'est mieux, dis-je, pleine d'optimisme.
Il sourit sans conviction, content de ma politesse. J'étais le professeur qu'il lui fallait. Il me demanda le prix de la leçon.
- Vous donnez ce que vous voulez.
Cette réponse dissimulait mon ignorance absolue des tarifs en vigueur, même par approximation. Sans le savoir, j'avais dû parler comme une vraie Japonaise, car Rinri sortit de sa poche une jolie enveloppe en papier de riz dans laquelle, à l'avance, il avait glissé de l'argent.
Gênée, je refusai:
- Pas cette fois-ci. Ce n'était pas un cours digne de ce nom. A peine une présentation.
Le jeune homme posa l'enveloppe devant moi, alla payer nos cafés, revint pour me fixer rendez-vous le lundi suivant, n'eut pas un regard pour l'argent que je tentais de lui rendre, salua et partit.
Toute honte bue, j'ouvris l'enveloppe et comptai six mille yens. Ce qui est fabuleux quand on est payé dans une monnaie faible, c'est que les montants sont toujours extraordinaires. Je repensai à «ourrrrhhhh» devenu «orrrrhhhh» et trouvai que je n'avais pas mérité six mille yens.
Je comparai mentalement la richesse du Japon avec celle de la Belgique et conclus que cette transaction était une goutte d'eau dans l'océan d'une telle disproportion. Avec mes six mille yens, au supermarché, je pouvais acheter six pommes jaunes. Adam devait bien cela à Eve. La conscience apaisée, j'allai arpenter Omote-Sando.

09.05.2007

Amélie Nothomb au cinéma

COVER LIVRESylvie Testud à nouveau dans une adaptation cinématographique d'un roman d'Amélie Nothomb. Elle ne pourra plus interpréter le rôle d'Amélie comme dans "Stupeur et tremblements" (cliquez sur l'affiche du film pour visionner la bande annonce), car il s'agit cette fois du "Sabotage amoureux" qui la met en scène enfant dans la Chine des années 70. Premier long métrage pour la réalisatrice belge Christine Delmotte, "Le sabotage amoureux" sera également interprété par Lio et Olivier Gourmet. En cliquant sur la couverture, vous pourrez visiter le site de la production du film (pas très à jour).
Brice Depasse

Stupeur,-

11.09.2006

L'hirondelle qui inspira Amélie

« C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou ». Cette phrase qu’écrit Urbain à la fin de ses confessions et qu’on retrouve en quatrième de couverture pourrait faire craindre aux fans d’Amélie Nothomb que l’auteur donne dans le Nouveau Roman pour sa quinzième publication. Qu’ils se rassurent : « Journal d’Hirondelle » ne les décevra pas et ne les surprendra que par ses rebondissements.L’intrigue est minimaliste : Urbain est le pseudo que s’est choisi un ex-coursier, licencié par son patron à la suite d’un accident de circulation. Il se découvre soudain une absence de sentiment et d’émotion qui le conduit à accepter la tâche de tueur à gages pour le compte d’un Russe croisé dans un bar. Urbain est un tueur de la pire espèce. Il accepte tous les contrats : hommes, femmes … et enfants.Jusqu’au jour où il croise le chemin d’une jeune fille et d’une hirondelle.Voyage au bout d’une tentative d’autorédemption du plus noir des hommes : celui qui trouve sa jouissance sexuelle dans l’acte de donner la mort. Urbain pensait avoir perdu son âme. Il découvre grâce aux meurtres à la chaîne qu’il perpétue qu’il en possède toujours une mais noire d’encre (et encore, celui de Méphisto).Cette Hirondelle qui le ramène parmi les hommes peut-elle nettoyer l’indélébile ? Je ne vais certainement pas vous gâcher le plaisir en dévoilant le dernier tableau, aussi inattendu que réussi.

Entretien avec l'auteur joint à son bureau :

  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 1

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