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LIVRE de BORD
Nicky et Brice Depasse vous invitent chaque jour sur Liberty TV pour suivre l'actualité du livre. Cliquez sur le logo pour regarder quelques numéros.

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Sans laisser d'adresse
est le titre du nouvel Harlan Coben. On vous en parle.

Patrick de Carolis
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Bernard PIVOT
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Special Livre de Bord
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DAN BROWN revient enfin
Le symbole perdu son nouveau roman est en librairie. Qu'en penser ?

Classique SOLLERS
Le Disours parfait de Philippe SOLLERS est-il une nouvelle bible ? Jean-Louis KUFFER y répond.

ALEXANDRE JARDIN
Entretien à propos de son nouveau poche "Chaque femme est un roman"

JEAN d'ORMESSON
s'entretient avec Brice & Nicky dans une spéciale de Livre de Bord.

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13-03-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Larguez les amarres !
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L’âge d’or des voyages en paquebot

















Le splendide ouvrage que Gérard Piouffre a fait paraître récemment sous le titre de L’âge d’or des voyages en paquebot aux Éditions du Chêne à Paris emmène le lecteur admiratif sur les six grandes routes maritimes qui firent les belles vacances des millionnaires entre 1880 et 1990 : celle des escales en Méditerranée, celle de l’Atlantique Nord et de sa course au Ruban bleu, celle de l’Atlantique Sud et des Caraïbes, celle de l’Asie par Suez, celle de la traversée du Pacifique vers l’Australie ou la Chine et celle des lignes de Glace et d’Or vers la Norvège et l’Islande.
Les noms des destinations sont enchanteurs (Buenos-Aires, Bombay, Colombo, New York, Istanbul, Gênes, Marseille, Port-Saïd, Reykjavik, Shanghai, Singapour, Sydney, Valparaiso, Vancouver, Venise, Yokohama…) et ceux des navires sont évocateurs : Normandie, France, Champollion, Queen Mary, Queen Elisabeth, United States, Bremen, Conte di Savoia, Tatsuta Maru –et Titanic, bien entendu. Il y est même question de l’Albertville appartenant à la Compagnie Maritime Belge qui, à l’été 1935 au cours de sa 23e croisière consacrée à la découverte du cap Nord et des fjords de Norvège, proposa un menu spécial à ses passagers : en entrée, du museau de phoque, des palets de goéland à l’escavêche ainsi que du pâté de foie de morue puis du loup-phoque gratiné, de la baleine, du cuisseau d’ours blanc, du contre-filet de renne à la daube, de l’aileron de pingouin au riz polaire en guise de plat et enfin, comme dessert, des harengs confits…
Le texte est très documenté et les photographies sont superbes, innombrables et variées, en noir et blanc comme en couleur, qui reproduisent des affiches publicitaires, des scènes de bord, des fêtes costumées, des dîners de gala, des parties de plaisir… Un livre qui vous mène véritablement (et délicieusement) en bateau !
Bernard DELCORD

L’âge d’or des voyages en paquebot par Gérard Piouffre, Paris, Éditions du Chêne, novembre 2009, 359 pp. en quadrichromie au format 23,4 x 16,5 cm sous couverture cartonnée et boîtier en couleur, 35 €
13-03-2010, 12:45:09 Brice
25-02-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Un catalogue de vacances
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Jacques Tati & friendsPublié par les Éditions du Rouergue à Rodez, Jacques Tati & friends est le magnifique catalogue de l’exposition éponyme qui se tient à Bruxelles jusqu’au 31 mars 2010 à la Seed Factory, (19, avenue des Volontaires à 1160 Auderghem). Organisée sous l’égide de La Maison de l’Image par David Merveille (qui est l’un des dessinateurs vedettes des Éditions du Rouergue, ceci explique cela…), par Johnny Bekaert et par Michel Michiels, elle rassemble cent créations originales, produites chacune par un artiste différent, autour de l’œuvre du cinéaste d'origine franco-russo-néerlando-italienne Jacques Tati (1907-1982), à qui l’on doit l’inoubliable personnage de Monsieur Hulot et des longs-métrages formidables d’esthétisme et de drôlerie, comme Jour de fête, Mon oncle, Trafic ou Playtime. Parmi ces créateurs, épinglons l’excellent Pierre Étaix (gendre de Tati), l’ineffable Johan De Moor, l’amusant Mario Ramos, l’astucieuse Pascale Évrard, l’inspiré François Avril, l’original Jack Durieux, le spirituel Jean-Claude Salemi, le si belge Jurgen Walschot, sans oublier les commissaires de l’exposition (David Merveille a, par exemple, imaginé l’affiche d’un film qui n’a jamais été tourné, Colpo di sole, tandis que Johnny Bekaert fait de Tati une sorte de surfer urbain) ni tous les autres, excellents dans leurs genres respectifs. Cerise sur le gâteau : ce catalogue est offert gracieusement aux visiteurs de l’exposition ! Précipitez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde…
Bernard DELCORD

Pour tout renseignement : Seed factory / Tati & Friends

Jacques Tati & friends (Merveille)Jacques Tati & friends (Johan de Moor)

Exposition Tati & Friends, à Bruxelles jusqu’au 31 mars 2010 à la Seed Factory, (19, avenue des Volontaires à 1160 Auderghem).
25-02-2010, 20:06:55 Brice
11-02-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Un tout grand merci !
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Le Cadeau idéalL'avantage d'un titre fleuve comme Le cadeau idéal à offrir les yeux fermés (mais ce serait dommage parce qu'il est beau à l'intérieur) est que vous n'avez rien à lui ajouter : il vous fait une chronique à lui seul. Et le pire... est qu'il dit vrai !
À l'occasion du vingtième numéro – que les tomes passent vite – de la collection des PLAO – Petits livres à offrir – ses auteurs ont décidé, sous la direction de Raphaële Vidaling, d'en condenser les meilleures pages. Résultat : un livre pas si petit que cela, encoffré d'une couverture à rabat aimanté, dense et pesant de pages délicieusement glacées. Et le lecteur de picorer, au gré de ses envies, les acrostiches, questions pièges, morceaux de musique comestibles, plats insolites, brocolis postaux, tests de grossesse imparables, interprétations du langage codé des queues de chats, perles des notices d'emballage, traductions patronymiques mondiales des Dupont-Dupond... et toutes ces miscellanées qui lui permettront de briller vraiment en société. Il découvrira – retrouvera – avec bonheur les univers graphiques propres à chaque tome de la collection.
Euh, dites, il faut vraiment l'offrir ?
Apolline ELTER

Le Cadeau idéal à offrir les yeux fermés (mais ce serait dommage parce qu'il est beau à l'intérieur) par Raphaële Vidaling, Paris, Tana Éditions, octobre 2009, 246 pp. au format
17 x 22 cm sous couverture brochée en couleur et sous blister, 25 €
11-02-2010, 17:49:14 Brice
30-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Au pays de la mangeuse de cuivre
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Katanga businessDérivé du film éponyme, sorti en avril 2009, du cinéaste aventurier Thierry Michel (on lui doit notamment Mobutu, roi du Zaïre et Congo River), le beau livre intitulé Katanga business qui vient de paraître chez Luc Pire à Bruxelles ravira autant les amateurs de belles images de voyage dépaysant que les passionnés d’histoire de l’Afrique ou de géopolitique mondiale contemporaine. Car les destinées du « pays de l’or rouge » furent et demeurent une succession de péripéties diverses, heurs et malheurs consécutifs de la richesse du sol et, surtout, du sous-sol de l’ancien royaume de M’Siri, le souverain de Garenganze, abattu le 20 décembre 1891 par l’officier belge Omer Bodson dans des circonstances qui demeurent confuses. C’est que le Katanga constitue une zone d’abondance quantitative et qualitative en matière de minerais : cuivre (20% des ressources mondiales ; qui n’a jamais entendu parler de la fameuse Union minière, devenue plus tard Gécamines, surnommée « la mangeuse de cuivre » ?), zinc, cobalt, manganèse, fer, radium, cadmium, germanium, palladium, argent, platine, uranium et diamant, ce qui vaut à cette vaste région l’appellation de « scandale géologique »… L’ouvrage, dont le texte a été rédigé par trois historiens et une journaliste, fait le point sur les situations passée et actuelle (y compris le contrat de 30 ans conclu avec la Chine en 2007 et la fermeture de nombreuses mines en 2009…) et remet d’équerre un certain nombre d’idées reçues, tant sur la période coloniale que sur celle qui suivit l’indépendance congolaise du 30 juin 1960, il y a presque 50 ans.
Un livre précieux !
Bernard DELCORD

Katanga business, photographies de Thierry Michel, textes de Colette Braeckman, Isidore Ndaywel è Nziem, Jean-Louis Moreau et René Brion, préface de Elikia M’Bokolo, Bruxelles, Éditions Luc Pire & Les films de la passerelle, 2009, 194 pp. en quadrichromie au format 24 x 30 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleur, 39 €
30-12-2009, 18:39:15 Brice
26-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... À déguster avec passion !
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YquemPropriété du premier groupe mondial de luxe L.V.M.H./Moët Hennessy/Louis Vuitton présidé par Bernard Arnault, le château d'Yquem, qui produit le plus grand vin blanc du monde, a vécu récemment une seconde naissance puisque la bâtisse a été restaurée et les jardins redessinés. L’occasion était donc belle pour les Éditions Flammarion à Paris de republier le mémorable Yquem rédigé par le grand œnologue américain Richard Olney décédé en 1999, par ailleurs auteur d’une autre monographie fameuse consacrée à la célébrissime Romanée-Conti. Les mises à jour sont essentiellement le fait des superbes photographies de Christian Sarramon, prises dans les vignobles (113 ha) et les chais du château de la région de Sauternes, dans le sud du Bordelais, photographies qui donnent à rêver aux fastes d’aujourd’hui, mises en parallèle par Olney avec celles d’hier, puisque l’ouvrage dit tout de l’histoire du vin mythique et des fêtes auxquelles il contribua. Il se complète par l'étude des millésimes depuis 1753 et des accords entre les mets et le vin évoqués par les plus grands chefs (Jean Bardet, Paul Haeberlin, Fredy Girardet, Paul Bocuse, Pierre Troisgros, Michel Guérard, Nico Ladenis, Georges Blanc, André Guillot, Yannick Cam…) et de fins gastronomes (le négociant en vins Nathaniel Johnston, le professeur Paul Paris, le marquis Bertrand de Lur Saluces…).
Bernard DELCORD

Yquem par Richard Olney, photographies de Christian Sarramon, préface de Frédéric Dard, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2007, 168 pp. en quadrichromie au format 24 x 29 cm sous couverture cartonnée monochrome et jaquette en couleur, 55 €

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage somptueux le menu suivant, d’un dîner de gala où le vin d’Yquem triompha :

DÎNER DES TROIS EMPEREURS

Ce dîner, concocté par le fameux chef Adolphe Dugléré (1805-1884), fut donné le 7 juin 1867 au Café anglais de Paris en l’honneur du tsar Alexandre II (1818-1881), du futur tsar Alexandre III (1845-1894) et du roi de Prusse Guillaume Ier (1797-1888).

Impératrice, Fontanges
Canetons à la rouennaise
Soufflé à la reine
Ortolans sur canapé
Filets de sole à la vénitienne
Aubergines à l’espagnole
Escalopes de turbot au gratin
Asperges en branches
Selle de mouton purée bretonne
Cassolettes princesse
Poulets à la portugaise
Pâté chaud de cailles
Homard à la parisienne
Sorbets
Bombe glacée
Desserts

***

Madère retour des Indes 1846
Xérès 1821
Château Yquem 1847
Chambertin 1846
Château Margaux 1846
Château Latour 1847
Château Lafite 1848
26-12-2009, 13:15:35 Brice
22-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Cris et chuchotements sous la botte…
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Paroles de l'ombreLes Éditions Les Arènes à Paris font paraître sous le titre de Paroles de l’ombre un livre objet extraordinaire et magnifique consacré à la vie quotidienne des Français sous l’Occupation entre 1939 et 1945. Il rassemble, sous un texte rédigé par Jean-Pierre Guéno et Jérôme Pecnard, une centaine de documents inédits reproduits non seulement sous forme de photographies mais aussi de fac-similés, parmi lesquels le manuscrit original de l’appel du
18 juin 1940 par Charles De Gaulle, des tickets de rationnement, la carte officielle de la ligne de démarcation, le carnet de route d’un soldat de la France libre, des tracts antisémites, la partition originale de Maréchal, nous voilà, des journaux clandestins, une lettre de dénonciation à la Gestapo, « l’affiche rouge » dénonçant les agissements terroristes du groupe de résistants dirigé par Missak Manoukian, un manuel d’armement destiné aux maquisards, le carnet des chansons de Radio Londres, la liste d’un convoi de déportés, des lettres d’adieu de fusillés, l’affiche du général Eisenhower larguée par les Alliés le 6 juin 1944, l’édition spéciale du quotidien Libération en date du 27 août 1944 après la descente des Champs-Élysées par le général De Gaulle…
Autant de traces concrètes d’un passé largement hideux qui, à force de s’estomper dans la mémoire collective, s’est embelli dans l’imaginaire de certains de nos contemporains rêvant naïvement de l’arrivée au pouvoir de quelque « parti de l’ordre ». Espérons qu’ils lisent ce bel ouvrage, qui leur fera découvrir qu’à l’ouest ou ailleurs, cet ordre-là ne débouche jamais sur rien de nouveau…
Bernard DELCORD

Paroles de l’ombre par Jean-Pierre Guéno & Jérôme Pecnard, Paris, Éditions Les Arènes, collection « Paroles de… », octobre 2009, 112 pp. en quadrichromie au format 24,5 x 29 cm sous couverture cartonnée et sous boîtier en couleur, 34,80 €
22-12-2009, 12:31:18 Brice
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Au cœur de l’Empire du Milieu
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Chine L'empire des contrastesLa Chine est un pays charmant titrait l’écrivain voyageur belge Pierre Daye, futur député rexiste, dans un essai retentissant paru en 1927 aux Éditions de France, pour en dénoncer l’archaïsme et la violence débridée…
Quatre-vingt-deux ans plus tard, le jeune photographe voyageur français Frédéric Soreau (il est né en 1971) publie chez Luc Pire à Bruxelles un beau livre intitulé Chine L’empire des contrastes, consacré à l’Empire du Milieu tel qu’il se profile aujourd’hui, entre traditions campagnardes et modernité urbaine. C’est que, grand comme l’Europe et peuplé à l’infini d’une majorité de Han et de 55 minorités ethniques, ce pays où sévissaient naguère famine et misère s’est mis en route, à marches forcées, pour conquérir le leadership économique mondial au XXIe siècle, ce que confirmera à coup sûr l’Exposition universelle de Shanghai qui ouvrira ses portes pour six mois le 1er mai 2010.
On admirera dans l’ouvrage de Frédéric Soreau les beautés de la continuité historique (la Grande Muraille - 5 000 km, 25 000 tours de défense -, la Cité Pourpre Interdite, le temple du Ciel, les soldats en terre cuite de Xian, « les ponts du Vent et de la Pluie », les pousse-pousse et le taï-chi-chuan dans les rues, l’omniprésence figurative des tigres, lions, phénix et autres dragons…) jointes aux audaces du changement (les affiches et les éclairages publicitaires à Hong-Kong et Macao) et aux démesures contemporaines (la gigantesque place Tiananmen, les tours de Shanghai), servies par de splendides photographies… qui ne sont pas des clichés !
Bernard DELCORD

Chine L’empire des contrastes par Frédéric Soreau, Bruxelles, Éditions Luc Pire,
octobre 2009, 160 pp. en quadrichromie au format 30 x 25 cm sous couverture cartonnée et jaquette à rabats en couleurs, 39 €
22-12-2009, 10:45:41 Brice
18-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Souvenirs, souvenirs !
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La vie telle qu'elle étaitPrésentant des objets de la collection réunie par le musée gantois Het Huis van Alijn et introduit par le fameux journaliste et historien flamand Marc Reynebeau, le fort beau livre de texte et d’images intitulé La vie telle qu’elle était, récemment paru chez Racine à Bruxelles, donne l’occasion d’un plongeon nostalgique au cœur des années 1950, 60, 70 et 80 puisqu’il permet de (re)découvrir, à travers des photographies d’objets innombrables, la vie quotidienne des Belges durant ces quarante années. Les thématiques sont parlantes : les nouveaux-nés, les jouets, la télévision pour les enfants, les livres pour enfants, l’école, la salle de bain, la mode, la cuisine, l’alimentation, le nettoyage de la maison, sa décoration, la manie des collections, les divertissements familiaux à la radio et à la télévision, le vélo, le scooter, la voiture, les voyages… Vous souvenez-vous des timbres Valois ? De la collection « Marabout Flash » ? Des Dinky Toys ? Du bébé Cadum ? Des filets pour chignons en nylon Elnic ? De la pâte dentifrice Gibbs en boîte métallique ronde ? Des séries Bonanza ou Dallas ? Des albums de Martine ? Du Journal de Nounours ? Du magazine Salut les copains ? De la chanteuse Cyndi Lauper ? Des premiers fish sticks ? De la vaisselle Boch ? De la lessive Pril ? Des images du View-Master ? Du Polaroïd ? Des motos Zündapp ? De l’âge d’or de la Sabena ? Oui ? Non ? Alors, lisez cet ouvrage, il est excellent pour la mémoire !
Bernard DELCORD

La vie telle qu’elle était, ouvrage collectif, introduction de Marc Reynebeau, Bruxelles, Éditions Racine, 2009, 400 pp. en quadrichromie au format 22 x 22 cm sous couverture brochée en couleur et à rabats, 29,95 €
18-12-2009, 22:05:45 Brice
02-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Un « Jumbo livre »
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Boeing 747

















Précurseur des gros porteurs de passagers aériens, le Boeing 747 a fêté tout récemment ses 40 ans. C’est en effet en 1969 (la même année que le Concorde) qu’est sorti des hangars d'Everett près de Seattle le premier « Jumbo Jet » commercial, un joli monstre de 400 tonnes inaugurant l’ère du transport de masse. À l’occasion de cet anniversaire mémorable, les Éditions EPA/Le chêne à Paris ont publié sous la plume du journaliste et pilote Frédéric Beniada un beau livre véritablement extraordinaire, tant en raison de ses dimensions impressionnantes que par la qualité de son contenu ou du fait de l’excellence des photographies inédites rassemblées par Michel Fraile. Sobrement intitulé Boeing 747, il donne à revivre avec passion l’épopée de ce majestueux roi du ciel et de la technique, reconnaissable entre tous par sa bosse, qui révolutionna l’industrie aéronautique, fit la fortune de son constructeur et continue de faire rêver les amateurs de voyages au long cours.
Bernard DELCORD

Boeing 747 par Frédéric Beniada, photographies rassemblées par Michel Fraile, Paris, Éditions EPA/Le chêne, octobre 2009, 184 pp. en quadrichromie au format à l’italienne de 39,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette monochromes, 49,90 €
02-12-2009, 22:41:34 Brice
15-11-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... « Au bois de mon cœur… » (Georges Brassens)
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Les peintres de la forêt de SoignesCommissaire de l’exposition Les peintres de la forêt de Soignes. Jardin de Bruxelles (1850-1950) qui se tient au si beau musée communal d’Ixelles jusqu’au
10 janvier 2010, Emmanuel van de Putte, spécialiste en art impressionniste et moderne chez Christie’s à Paris et à Bruxelles, en a rédigé le passionnant catalogue que publient les Éditions Racine à Bruxelles dans une édition bilingue franco-néerlandaise. Classant les œuvres en raison de la situation géographique de ce qu’elles représentent (avenue de Tervueren, chaussée de Wavre, Rouge-Cloître à Auderghem, chaussée de La Hulpe, chaussées de Waterloo et d’Alsemberg…), l’ouvrage, superbement illustré, met en évidence les toiles d’artistes formidables comme Paul Delvaux, Félicien Rops, Rik Wouters, Léon Spilliaert ou William Degouve de Nuncques et de grands maîtres de la palette comme Jean Brusselmans, René Stevens, Auguste Oleffe, Louis Clesse, Jules Lismonde ou Pierre de Vaucleroy, sans oublier les Américains Joseph Raphaël et Paul-Jean Martel… Wonderful !

Musée d'Ixelles, rue Jean Van Volsem, 71 à B-1050 Bruxelles Tél. 02.515.64.21 Fax 02.515.64.24 E-mail : museum@elsene.be. Ouvert du mardi au dimanche de 11h30 à 17h. Fermé les lundis et jours fériés. Entrée : 7 € Écoles d'Ixelles, allocataires sociaux, moins de 12 ans : gratuit

Bernard DELCORD

Les peintres de la forêt de Soignes – De schilders van de Zoniënwoud 1850-1950 par Emmanuel Van de Putte, avant-propos de Serge Goyens de Heusch, Bruxelles, Éditions Racine, novembre 2009, 136 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleur, 24,95 €
15-11-2009, 16:56:48 Brice
04-11-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... L’amour sera toujours l’amour…
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Un siècle d'amourCouvrant la période de 1900 à 2009, le beau livre richement illustré de Florence Montreynaud paru chez Nathan à Paris sous le titre Un siècle d’amour de 1900 à aujourd’hui présente, année par année, les diverses facettes de l’amour contemporain. À travers des couples célèbres : Gustav & Alma Mahler en 1902, Pierre & Marie Curie en 1903, Albert Einstein & Mileva Marić en 1905, Gertude Stein & Alice Toklas en 1907, Herbert George Wells & Rebecca West en 1913, Virginia & Leonard Woolf en 1919, Scott & Zelma Fitzgerald en 1920, Gala & Dali en 1929, Anaïs Nin & Henry Miller en 1931, le duc & la duchesse de Windsor en 1936, Lucie & Raymond Aubrac en 1943, Benjamin Britten & Peter Pears en1945, Édith Piaf & Marcel Cerdan en 1948, Ingrid Bergman & Roberto Rossellini en 1949, Simone de Beauvoir & Jean-Paul Sartre en 1950, Simone Signoret & Yves Montand en 1950, Maria Callas & Aristote Onassis en 1959, John & Jackie Kennedy en 1961, Agnès Varda & Jacques Demy en 1962, Elizabeth Taylor & Richard Burton en 1963, Gainsbourg & Birkin en 1969, Charles & Diana en 1981, Bill & Hillary Clinton en 1992 ou Barack & Michelle Obama… À travers des faits de société : les cartes postales d’amoureux en 1900, la découverte de l’érotisme oriental en 1910, la naissance de la femme fatale en 1915, du « latin lover » en 1922 et du séducteur moustachu en 1935, les premières revendications relatives à l’intégration des homosexuels en 1921 ou concernant l’amour libre en 1923, la naissance du courrier du cœur en 1938, de l’éducation sexuelle en 1946, du roman-photo en 1947, du soap opera en 1958, de la « nouvelle chasteté » en 1990, l’apparition du sida en 1993, de la mode bisexuelle en 1995, du Viagra en 1998, des SMS d’amour en 1999, de l’amour virtuel par Internet en 2005… À travers des livres : Married Love en 1918, L’amant de lady Chatterley en 1928, Histoire d’O en 1954, Lolita en 1955… Et à travers des films : Autant en emporte le vent en 1937, Et Dieu créa la femme en 1956, Harold & Maude en 1971, Le Dernier Tango à Paris en 1972, Emmanuelle en 1975, Le Diable au corps en 1986, Liaison fatale en 1987, Titanic en 1997… Passionnant, indeed!
Bernard DELCORD

Un siècle d’amour, de 1900 à aujourd’hui par Florence Montreynaud, Paris, Éditions Nathan, octobre 2009, 272 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 29,4 cm sous couverture cartonnée monochrome et jaquette en couleurs, 29,95 €
04-11-2009, 15:45:17 Brice
01-11-2009
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CHILILa librairie Filigranes à Bruxelles était, ce jeudi 15 octobre, le théâtre d'une rencontre riche et d'une dégustation conviviale de vins chiliens. Monsieur Carlos Appelgren, ambassadeur du Chili en Belgique, y saluait le lancement de l'ouvrage de Papianille Mura intitulé Chili, pays de vins et de montagnes et paru chez Versant Sud à Bruxelles, alléguant de la qualité d'ambassadeur des vins de son pays. Baudouin Havaux (Vinopress), chroniqueur œnologique, souligna la part de rêve et de cœur qui animait la trame de ce très beau livre. Vint ensuite le tour de l'auteur de présenter, à l'invitation d'Élisabeth Jongen, éditrice de Versant Sud, le propos de son ouvrage. Papianille Mura a travaillé pendant 6 ans au Chili, comme consultante de l'aide au développement. Cette passionnée de marche et d'escalade parcourt dès lors le pays, à pied, quand elle n'enfourche sa bicyclette, ou disparaît trois jours de la circulation, au grand émoi des patrouilles de recherche. Cet amour pour le Chili, elle entend le partager avec le lecteur, maintenant qu'elle est de retour en France, enseignant depuis 5 ans la géopolitique d'Amérique latine. Si le vin est la papille conductrice des chapitres, l'auteur en a sondé les accords avec le paysage, l'architecture, la terre, les routes, l'Histoire du Chili et ce sens de l'hospitalité qui lui est manifeste. Et c'est sans doute cette osmose qui donne tant de cœur à l'ouvrage. La rédaction du livre fut l'occasion d'un retour au Chili et d'un travail en étroite collaboration avec Matt Wilson, le photographe, qui y réside depuis quelques années. Parti fut pris de poser un regard neuf, le regard de la prime découverte sur ce pays. Résultat : un ouvrage superbe au sein duquel texte et photos – il y en a 150 – se répondent selon un rythme des plus harmonieux.
Apolline ELTER

Chili, pays de vins et de montagnes, par Papianille Mura, Bruxelles, Éditions Versant Sud, octobre 2009, 160 pp. en quadrichromie au format 24,7 x 29,2 cm reliées sous jaquette, 39,50 €
01-11-2009, 18:14:39 Brice
27-10-2009
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J'aime le mot de l'éditeur au sujet de ce livre dont la moralité serait : que de beauté dans ce monde !
Oudayas est un livre de photos d'Hélène Decuyper illustrées par des textes de Patrick Lowie. Et vice-versa. L'art de la littérature jouxte celui de la photographie. Et quand le sujet est la kasbah des Oudayas de Rabat, les deux s'envolent. Vers des cieux. Bleus comme les murs de la casbah. Où l'on regrette d'y être passé si vite. L'artiste voit-il des choses que nous ignorons sur le coup, le moment ? Ou reproduit-il autre chose que la réalité ?
Le pirate de Salé à qui s'adresse Patrick Lowie dans son texte labyrinthique comme les rues de la casbah trouvera écho dans la tête et les yeux de lecteurs francophones, italiens et allemands puisque le livre est imprimé dans les trois langues.
Originalité et beauté. C'est assez rare.
Brice DEPASSE

OUDAYAS















Oudayas
, Hélène Decuyper (photos),Patrick Lowie, Peter Lamborn Wilson (textes), préfacé par Fadila Laanan, Biliki éditions, 2009, 64p. (format : 30 x 20 cm), 20€00.
27-10-2009, 16:29:57 Brice
19-07-2009
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KLIMTLes Éditions Skira à Milan ont publié en traduction française un passionnant petit essai fort bellement illustré introduisant à l’œuvre de l’artiste autrichien Gustav Klimt (1862-1918), rédigé par Federica Armiraglio, dans lequel l’auteure expose avec beaucoup de grâce la vie et l’œuvre du peintre symboliste, qui fut aussi l’un des maîtres du mouvement Art Nouveau à Vienne et un formidable magicien de la couleur et du doré. Sa pérennité artistique est assurée par des œuvres fameuses comme Judith I (1901), Portrait d’Emilie Flöge (1902), Portrait d’Adele Bloch-Bauer (1907), Le Baiser (1908), Danaë (1908), Judith II (1909), Adam et Ève (1917) ou Le Berceau (1918) sans oublier de remarquables frises pour le palais Stoclet à Bruxelles, terminées en 1909. L’ouvrage reproduit avec une belle réussite quelques œuvres aujourd’hui disparues, La Médecine (1907), La Jurisprudence (1907) ou Jardin potager et poules (1916), détruites en 1945 lors de l’incendie du château d’Immendorf, sur la frontière tchèque du Reich. En prise sur son temps et sur le nôtre parce qu’elles intègrent l’éros et l’inconscient (Klimt est contemporain de Freud) mais aussi parce qu’elles ont été conçues à des fins élégamment décoratives, ses productions n’en finissent pas d’attirer les regards et de susciter l’admiration et les louanges à travers le monde, et c’est tant mieux !
Bernard DELCORD

Klimt par Federica Armiraglio, Milan, Éditions Skira (diffusion Flammarion pour la langue française), collection « SMART/Skira Mini ARTbooks », juin 2009, 96 pp. au format
17 x 14 cm illustrées en quadrichromie et sous couverture souple, 5,90 €
19-07-2009, 21:45:22 Brice
28-06-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Et la tendresse, bordel ?
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decorationPréfacé par Régine Deforges qui commença comme éditrice de livres X, l’ouvrage de Frank Spengler et Frédéric Ploton
(le bien nommé) qui a paru aux Éditions Blanche à Paris et s’intitule 1969-2009 années érotiques fait véritablement dans la dentelle : celle du frou-frou, des soutifs en satin de couleur, des porte-jarretelles sur bas cousus et des strings perdus dans la masse. Évoquant, moult photographies à l’appui, l’émergence, dans les années 70, d’une provocation radicale aux connotations de plus en plus explicitement sexuelles et violentes (Woodstock, le mouvement hippy, les pochettes des Doors, les chansons allusives de Gainsbourg avec Bardot puis avec Birkin, les gesticulations des Stones, les fesses de Polnareff placardées dans Paris, le succès de films comme Emmanuelle, Oh Calcutta !, Le dernier tango à Paris, Orange mécanique, L’Empire des sens et de magazines comme Lui, Charlie Hebdo ou L’Écho des savanes, les premiers triomphes de Brigitte Lahaie…), l’ouvrage montre sans le vouloir à quel glissement progressif du discours se livre la quête de plus en plus explicite et ostentatoire du désir et du plaisir physique qui abandonnent la sphère privée pour devenir outil de communication et pompe à fric. Les tenues de scène de Madonna ou celles de Grace Jones, le culte du corps instrumentalisé par la vieillissante Jane Fonda devenue papesse du fitness, les films 9 semaines et demi ou Tendres cousines de David Hamilton, la diffusion de films pornos sur Canal + ou les tenues de Jean-Paul Gaultier et de Chantal Thomass, L’Amant de Marguerite Duras ou l’élection de la Cicciolina ont constitué, dans les années 80, une transition vers la « gaytitude » des années 90, et le porno chic, et Doc et Difool à l’antenne de Fun Radio, et NTM, et Snoop Dog, et Basic Instinct, et l’actrice Katsumi, et les seins monstrueux de Lolo Ferrari, et la pipe de Mlle Lewinsky… Aujourd’hui, Internet et le sexe virtuel (le sida est passé par là), les Chippendales et Sex and the City, Rocco Siffredi et le zizi sexuel de Titeuf, les sextoys dans les hypermarchés et La Vie sexuelle de Catherine M. démontrent à suffisance que le mot « sexe » fait vendre tout et n’importe quoi… Sauf de l’amour et du rêve.
Bernard DELCORD

1969-2009 années érotiques par Frank Spengler et Frédéric Ploton, préface de Régine Deforges, Paris, Éditions Blanche, 2009, 21 €
28-06-2009, 17:34:34 Brice
18-06-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... « À Dada sur mon bidet » (Jacques Dutronc)
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DADAISMESami Rosenstock, alias Tristan Tzara (1896-1963), fut l’un des grands théoriciens du mouvement dadaïste fondé en 1916 à Zurich et qui regroupa des artistes aussi divers que Marcel Duchamp (1887-1968), Max Ernst (1891-1976), Man Ray (1890-1976), Francis Picabia (1879-1953), Hans Arp (1887-1966), Marcel Janco (1895-1984), Jean Tinguely (1925-1991) ou Kurt Schwitters (1887-1948), entre autres.
À l’orée du Surréalisme autant que de l’Expressionnisme et aux frontières du Bauhaus, ce mouvement révolutionnaire et antimilitariste voulait non seulement intégrer à l’art des pratiques nouvelles comme la photographie ou la production industrielle (façon « ready-mades » de Duchamp), mais aussi faire jouer à plein la provocation, la dénonciation, l’inquiétude, les évocations irrationnelles, le hasard, la décontextualisation, le non-sens et l’anti-esthétique dans des œuvres pour le moins déconcertantes et généralement fascinantes, à l’instar de la photo de Marcel Duchamp travesti en Rose Sélavy prise par Man Ray en1921 ou du tableau d’Otto Dix (1891-1969) intitulé Invalides de guerre jouant aux cartes (1920).
Les Éditions Skira à Milan viennent de faire paraître sous la plume de Flaminio Gualdoni, à l’intention des néophytes et des esprits curieux, un remarquable petit livre d’art intitulé Dadaïsme, très intelligemment rédigé et fort joliment illustré. L’auteur y fait le tour de la question en quelques pages bien assenées, allant même jusqu’à mettre en lumière les filiations entre le mouvement dadaïste et les happenings de Christo (« l’homme qui emballe les ponts ») ou la production, en élégantes petites boîtes, de Merde d’artista (1961) par Piero Manzoni, bien avant la Machine à caca de l’artiste flamand Wim Delvoye (qui est né en 1965)…
Bernard DELCORD

Dadaïsme par Flaminio Gualdoni, Milan, Éditions Skira (diffusion Flammarion pour la langue française), collection « SMART/Skira Mini ARTbooks », juin 2009, 96 pp. au format 17 x 14 cm illustrées en quadrichromie et sous couverture souple, 5,90 €
18-06-2009, 17:32:44 Brice
06-06-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... De l'art d'appeler un chat un chat
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chatsParés de toutes les grâces et de toutes les langueurs, Les chats vus par Bruno Masure (Éditions Hugo et Cie) émerveilleront les amateurs de beaux félidés – les très nombreuses photographies d’agence que contient ce bel ouvrage sont fort attrayantes – et de phrases habilement troussées, l’auteur (il s’agit du journaliste célèbre qui a longtemps officié comme présentateur du JT de 20 heures sur TF1 et sur France 2) ne manquant ni d’allant, ni de talent ni d’esprit. Il est vrai qu’il partage sa passion des chats avec quelques félinophiles brillants, Léonard de Vinci, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Rudyard Kipling, Madame Colette, Jean Cocteau, Ernest Hemingway, Georges Brassens et Paul Léautaud par exemple, et qu’en l’occurrence « bon chat chasse de
race ».
Séduit par leur esprit d’indépendance (il a placé en exergue de son livre une phrase qui dit tout :
« Les chiens ont des maîtres, les chats ont des
esclaves »), mais aussi par leur fausse indifférence et par leur profonde affection, Bruno Masure louange les chats en 60 petits textes construits autour de (jeux de) mots clefs comme Bercy, chat grain, chat laid, chalope, chat thon, domestique, échaudé, entre chats, gouttière, herbe, liberté, noir c’est noir, perché, pipi de chat, télé à chats, territoire occupé, Venise… Autant d’occasions, pour le lecteur, de renouer avec l’insolence du d’Artagnan qui terminait la présentation des nouvelles du jour par un bon mot, pirouette virevoltante sous le nez des cardinaux au pouvoir.
Bernard DELCORD

Les chats vus par Bruno Masure, Paris, Éditions Hugo et Cie, 2007, collection
« Phare’s », 320 pp. en quadrichromie au format 24 x 28 cm sous couverture souple à rabats, 25 €
06-06-2009, 10:45:39 Brice
01-05-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Des madeleines de Proust à la belge
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decorationEn ces temps de retour aux sources de la belgitude, nous ne saurions trop recommander la consultation approfondie du bel album de photographies prises jadis en couleurs par Marina Cox et en noir et blanc par Marc Ots, album paru en 2002 aux Éditions de l’Octogone à Louvain-la-Neuve sous le titre fédérateur de Baraques à frites / Fritkot, tout un programme ! Car on y retrouve la quintessence de notre civilisation rhénano-scaldienne (en perte de vitesse, hélas, devant la « globalisation » amerloque et ses ateliers aseptisés du « fast food » et de la malbouffe), à savoir les bonnes vieilles friteries d’antan, établies le long de nos routes nationales, sur les trottoirs de nos villes ou à proximité de nos gares, dans une roulotte cabossée, un cabanon préfabriqué, un autobus antique ou une annexe de bistrot, véritables temples de la convivialité et de la ripaille populaires à petit prix, au sein desquelles le « cervelas-moutarde » relevait un bon « cornet » de frites à la mayonnaise et sa pils bien fraîche…
Du bus wallon d’Alain la Frite à la baraque de Robert la Frite et au Fritkot Bompa d’une place de Flandre en passant par celui, plus sélect et aimé d’Amélie Nothomb, de la place Flagey à Ixelles ou par la Friture « Au Donald » chère à l’écrivain verviétois Christian Libens, c’est toute une architecture de la bombance de Ce Pays autant qu’une physiologie du goût de ses habitants et une métaphysique de leurs tubes digestifs qui est mise ici en lumière, d’autant qu’aux textes des deux auteurs déjà cités s’adjoignent ceux, nostalgiques, des Flamands Franz Bartelt, Kristien Hemmerechts et Koen Peeters ainsi que celui, fort énergique, du Wallon Jean-Pierre Verheggen qui lance un vibrant appel à la résistance totale(ment épicurienne) dans un manifeste politique audacieusement intitulé « Frites l’amour, pas la guerre ! ». Tout un programme, disais-je…
Bernard DELCORD

Baraques à frites / Fritkot, album de photographies par Marina Cox et Marc Ots avec des textes de Franz Bartelt, Kristien Hemmerechts, Christian Libens, Amélie Nothomb, Koen Peeters et Jean-Pierre Verheggen, Louvain-la-Neuve, Éditions de l’Octogone, novembre 2002, 96 pp. au format 27,5 x 30,5 cm imprimées en quadrichromie et sous couverture de carton dur, 36,50 €
01-05-2009, 15:38:24 Brice
07-04-2009
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SASEKLes Éditions Casterman ont eu l’heureuse idée de ressortir les remarquables guides dessinés par le graphiste tchèque Miroslav Sasek (1916-1980) consacrés à Paris, Londres et Rome et qu’elles avaient fait paraître en langue française en 1960 dans l’« Encyclopédie Casterman » avec un immense succès. Car ce scénariste et dessinateur avait un talent inouï : celui de restituer, en peu de mots et avec des dessins d’une grande simplicité et d’une forte beauté, l’ambiance et la culture caractéristiques des pays et des villes qu’il présenta dans sa collection intitulée « This is… », parue initialement en langue anglaise. Ces trois premiers titres furent suivis de 18 autres (parmi lesquels ceux consacrés à New York, Venise, San Francisco, Israël, au Cap Kennedy, à l’Irlande, Hong Kong, la Grèce, les Nations Unies, l’Australie…) qui firent voyager bien des jeunes esprits à travers le vaste monde, à une époque où se rendre à la mer ou à la montagne était encore pour beaucoup de gens une véritable expédition, voire un événement des plus mémorables de leur vie. Gageons que beaucoup de cinquantenaires (et plus) se replongeront dans ces ouvrages empreints de charme, d’humour et de poésie avec un brin de nostalgie et beaucoup d’enthousiasme et qu’ils les feront découvrir à leurs proches car, bien que très typés, ces albums n’ont pas pris une ride. Et ça, c’est vraiment formidable !
Bernard DELCORD

Paris, Londres et Rome par Miroslav Sasek, Bruxelles, Éditions Casterman, 2009, 64 pp. en quadrichromie au format 23,2 x 32 cm, 16,50 € chacun
07-04-2009, 17:41:39 Brice
25-03-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux… »
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LAUTREAMONTIl y a 140 ans, en 1869, Les chants de Maldoror paraissaient à Bruxelles dans leur intégralité. Cette œuvre étrange avait été composée par Isidore Ducasse, plus connu sous le pseudonyme fantaisiste de comte de Lautréamont, un poète franco-uruguayen né en 1846 à Montevideo. Il décéda à Paris un an après cette publication dont le succès ne viendra qu’à partir de 1885, quand Max Waller en recopia des extraits dans sa revue Jeune Belgique, puis quand Alfred Jarry en chanta les louanges reprises plus tard par André Breton.
Faute de sources, la biographie de cet auteur mythique est demeurée mal connue, aussi saluerons-nous ici avec enthousiasme le beau et bon travail de recherches qui a mené Jean-Jacques Lefrère à publier chez Flammarion à Paris un remarquable, passionnant et très informé Lautréamont superbement illustré de photographies diverses ainsi que de reproductions des manuscrits originaux et des éditions princeps des œuvres de cet écrivain majeur de l’avant-dernier siècle.
On sait que le fragment « la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie » (Chant VI, début) est à l’origine du Surréalisme. Ce que Breton, Aragon et Soupault ignoraient, c’est que l’idée en vint à Lautréamont en lisant le Guia comercial, industrial y particular de Montevideo publié en 1869 par un certain Jean-Jacques Liefrink (un nom qui sent bon la Belgique, soit dit en passant…), dans lequel il cite le père du poète,
« Francisco Ducasse », comme membre du corps diplomatique étranger (il était commis-chancelier au consulat de France), et à la fin duquel il insère trois publicités illustrées, pour les machines à coudre Wheeler & Wilson, pour les chapeaux et les parapluies de la Sombreria José Frese et pour la maison Clerc & Bijon spécialisée dans les armes et les instruments de chirurgie…
« Étonnant, non ? », aurait sûrement souligné le regretté Pierre Desproges, un autre aristocrate du surréalisme…
Bernard DELCORD

Lautréamont par Jean-Jacques Lefrère, Paris, Éditions Flammarion, 2008, 224 pp.
au format 23 x 27,5 cm, 60 €
25-03-2009, 15:55:43 Brice
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