LIVRE de BORD Nicky et Brice Depasse vous invitent chaque jour sur Liberty TV pour suivre l'actualité du livre. Cliquez sur le logo pour regarder quelques numéros.
Le nouveau JAUFFRET décortiqué par Jean-Louis Kuffer.
Sans laisser d'adresse est le titre du nouvel Harlan Coben. On vous en parle.
Patrick de Carolis se livre à Brice Depasse.
Le nouveau Stephen KING sortira en mars prochain. Le Dr Corthouts l'a déjà lu.
Bernard PIVOT s'entretient avec Jean-Louis KUFFER.
Special Livre de Bord avec Marc LEVY.
DAN BROWN revient enfin Le symbole perdu son nouveau roman est en librairie. Qu'en penser ?
Classique SOLLERS Le Disours parfait de Philippe SOLLERS est-il une nouvelle bible ? Jean-Louis KUFFER y répond.
ALEXANDRE JARDIN Entretien à propos de son nouveau poche "Chaque femme est un roman"
JEAN d'ORMESSON s'entretient avec Brice & Nicky dans une spéciale de Livre de Bord.
La poésie n'est pas seulement une année d'études secondaires, pas seulement le panache de Cyrano, la plume du terrible F. Villion. C'est une façon d'être, de vivre et de penser. On oublie que c'est de la littérature et même sa pristine forme. Il n'y a pas que les romanciers qui ont le droit de s'arrêter de courir, nous regarder vivre pour en renvoyer une image écrite. Il y a aussi les poètes. Encore et toujours. Je serais même tenté de crier PLUS QUE JAMAIS. Nous avons besoin de cette autre langue ramassée qui s'autorise toutes les licences pour exprimer ce que nous ne prenons pas la peine de définir : souvenirs, sentiments, pulsions, passions, rêves, tropismes. Le second recueil de F. Altamira est une vraie thérapie permanente par l'art. Mode d'emploi : Posez le livre sur votre table de nuit et lisez un poème chaque soir. Trois mois de plaisir à dose homéopathique pour vous réconcilier avec vous, laisser une fenêtre ouverte sur la vie (avant qu'il ne soit trop tard) car l'art n'est-il pas une façon de vivre à un autre rythme ? Brice DEPASSE
Ce qui fu{i}t (comme un éclat d'extase), recueil de poésie de F. Altamira, TheBookEdition.com, septembre 2009, cliquez sur la couverture pour commander le livre.
Parue récemment aux Éditions Le Taillis Pré à Châtelineau, La nouvelle poésie française de Belgique est une anthologie rassemblée par le poète et académicien belge Yves Namur et elle fait la part belle (et même exclusive) aux auteurs de notre (petite) terre d’héroïsme nés après mai 1968. Si, comme dans toute entreprise de ce genre, le choix de l’anthologiste est forcément subjectif, il s’avère néanmoins éclectique et sagace, puisqu’on y trouve un bel échantillon de ce qui se pense et s’écrit ces temps-ci en matière de poésie au pays d’Émile Verhaeren, de Paul Nougé, de Jacques Brel et de Jean-Pierre Verheggen (pour ce qui concerne notre propre choix subjectif). Ainsi, d’Yves Colley à Maxime Coton en passant par Laurence Vielle, Marie-Clotilde Roose, Luc Baba, Otto Ganz, Hubert Antoine, Nicolas Ancion, Frédéric Bourgeois ou Kathleen Lor, mais aussi par Laurent Robert, Christophe Abbès, Stéphane Lambert, Selçuk Mutlu, Raphaël Miccoli ou Rachel De Plaen Kawende, il présente en 591 pages bien senties l’œuvre prometteuse, en vers ou en prose, de 48 authentiques poètes d’aujourd’hui autant, espérons-le, que de demain ! Bernard DELCORD
La nouvelle poésie française de Belgique, anthologie rassemblée et présentée par Yves Namur, Châtelineau, Éditions Le Taillis Pré, juillet 2009, 591 pp. en noir et blanc sous couverture souple en trois couleurs, 25 €
Un petit recueil qui s'offre comme un océan de vagues, textes poétiques, sublimes cliquetis, articulés autour de thèmes majeurs: enfance, amour, fragilité et mort. De vagues à larmes tant les textes gagnent en gravité et en beauté. "Nous entrons ensemble Dans le miroir tremblant D'une émotion unique." Une émotion que Jacques Mercier propose au lecteur de partager. Gracieusement. Au rythme de pages qui s'offrent sans envers, en irradiante impression recto. "Aujourd'hui sans caresse Je te mets à l'abri Au fond de mon âme." Proche des larmes, proche de l'âme. Tout simplement. Apolline Elter
Proche des larmes, Jacques Mercier, Les déjeuners sur l'herbe, novembre 2008, 50 pp, 10 €.
Ce livre est un recueil de poésies courtes (rarement plus de 6 lignes). J’ai toujours trouvé stupide de faire des analyses de la poésie qui me semble être une forme d’écriture assez automatique et émotionnelle. La résumer est encore plus ridicule. Gardons ici l’idée d’une poésie "nature" avec ce qu’il faut d’exotisme pour nous rappeler que l’auteur, même exilé en Amérique du Nord, reste "enraciné" dans la terre d’Afrique. Qu’on y sent plus la poussière que la pluie et la chaleur que la neige... L’oeuvre est sobre dans son format de poche, le style exclut encore une fois les ponctuations et les majuscules. On se laisse aller au rythme, celui des pages qu’on tourne... A l’idée qu’on se fait de l’Afrique Noire ou à celle que l’on connait... Véronique De Laet
Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, Alain Mabanckou, illustré par Joëlle Jolivel, Points, octobre 2007, 315P., 7€00.
"Un deux trois, sept et douze, on arrive à trente ... Comme si s'accélérait la bande Pas eu le temps d'avoir vingt ans c'est déjà le temps De parler des moments d'avant Un après-midi devant mon goûter sans thé Un après-midi pour bonimenter, mais suis-je sage ?"
Quand un chef d'orchestre qui écrit comme cela, compose des arrangements à vous faire décrocher la lune et se permet le luxe de chanter comme personne avec une gueule d'amour, vous vous dites, ce n'est pas possible. Il y en a peu chaque siècle. Stanislas, comme Ravel, apparaît au début de cette nouvelle ère. Son premier album est grandiose. Une partition de soliste pour la salle Pleyel à la grande époque, des guitares, une batterie, des cordes, un clavecin, un écho de Grégorien. L'orchestre s'envole, la voix est aérienne, la voie est royale. Ecoutez Stanislas en cliquant sur la pochette ci-contre. Regardez-le et écoutez-le ci-dessous. Que dire de plus ? L'aopthéose, ça ne s'invente pas deux fois.
«L’équilibre instable», par Stanislas, Universal, novembre 2007, 14€99
Mahmoud Darwich, auteur palestinien originaire de la région de Saint-Jean-d'Acre, est considéré comme un des plus grands poètes contemporains de langue arabe. Son dernier recueil qui vient de paraître chez Actes Sud est un émerveillement. La poésie arabe est une des plus belles du monde, a fortiori lorsqu'elle est admirablement traduite comme dans le cas présent par l'écrivain-historien palestinien Elias Sanbar. Nicky Depasse
Extrait :
Je ne dors pas pour rêver, lui dit-elle. Je dors pour t'oublier. Qu'il est bon de dormir seule, sans tumulte dans la soie. Eloigne-toi que je te voie solitaire, là-bas, pensant à moi quand je t'oublie Rien ne me fait mal dans ton absence, la nuit ne griffe pas ma poirtrine ni tes lèvres. Je dors sur mon corps tout entier, tout entier, sans partage, tes mains ne déchirent pas ma robe et tes pas ne martèlent pas mon coeur comme une noisette lorsque tu refermes la porte. Rien ne me manque dans ton absence : mes seins m'appartiennent. Mon nombril. Mes taches de rousseur. Mon grain de beauté. et mes mains et mes jambes m'appartiennent. Tout en moi m'appartient et pour toi, les images désirées, prends-les donc pour meubler ton exil, lève tes visions comme un dernier toast et dis, si tu veux : ton amour est trépas. Quant à moi, j'écouterai mon corps avec le calme d'une médecin, rien, rien ne me fait mal dans ton absence si ce n'est la solitude de l'univers !
«Comme des fleurs d'amandier ou plus loin », de Mahmoud Darwich, Actes Sud, 132p, 18€00
Mille pages pour mille ans de poésie en langue romane et française, 350 poètes de tous les pays francophones, 600 textes, un dictionnaire biographique, des notes sur treize grandes périodes du genre poétique, l'anthologie de Jean Orizet est un vrai Larousse. Mine de découvertes et de retrouvailles pour tous ceux qui, comme moi, sont venus à la littérature par la poésie, cet énorme ouvrage (au prix démocratique) s'annonce comme le livre de chevet par excellence, aux entrées multiples, aux passages éclairs, à l'illumination nocturne. Nicky Depasse
Aimez vos mains afin qu'un jour vos mains soient belles Il n'est pas de parfum trop précieux pour elles, Soignez-les. Taillez bien les ongles douloureux, Il n'est pas d'instruments trop délicats pour eux. C'est Dieu qui fit les mains fécondes en merveille; Elles ont pris leur neige aux Lys des Séraphins, Au jardin de la chair, ce sont deux fleurs pareilles, Et le sang de la rose est sous leurs ongles fins. Germain Nouveau
«Anthologie de la Poesie Française», Jean Orizet, Larousse, 960p, 22€
Eric Reinhardt avoue une passion pour l'automne et pour Stéphane Mallarmé. Les voici réunis :
"Mon âme vers ton front où rêve, ô calme soeur, Un automne jonché de taches de rousseur, Et vers le ciel errant de ton oeil angélique Monte, comme dans un jardin mélancolique, Fidèle, un blanc jet d'eau soupire vers l'Azur ! - Vers l'Azur attendri d'Octobre pâle et pur Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie Et laisse, sur l'eau morte où la fauve agonie Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon, Se traîner le soleil jaune d'un long rayon."
In "Mallarmé : Oeuvres complètes, tome 1", La pléiade, nrf.
A quoi ressembles-tu derrière le faux miroir a quoi ressembles-tu si tu n'es illusoire ? Quand je reçois un bon recueil de poésies, je m'étonne toujours du peu d'écho que ce genre littéraire rencontre aujourd'hui. Pourquoi a-t-il tant perdu alors que ses auteurs se sont toujours (là plus qu'ailleurs) modernisés ? Que lui vaut cette étiquette désuette quand on lit les textes d'un Göran Tunström ou ceux de F.Altamira, un jeune poète belge dont la fougue et la justesse des mots suscitent l'émoi. Brice Depasse
"Bonne feuille", voici ce qu'il écrit en ouverture du chapitre "coïtus" :
Besoin si lourd qu'il s'est concentré besoin si lourd qu'il m'a évanoui besoin primal qui trépigne enfermé besoin bestial qui s'indigne interdit
J'ai BESOIN de sentir, de me re-sentir en moi, en toi, sur moi, sous moi J'ai BESOIN de déboire, d'assaillir mille fois, sans loi, d'émois, d'ébats
A raviver brasier au paraître apaisé à attiser le feu qui couvait sous distance j'ai exposé aux flammes un ange sur affamé j'ai réveillé la bête dont la gueule crie vengeance.
F.Altamira, Méandres dominants, Artésis éditions
01-08-2007, 18:00:06 Brice
04-07-2007
Le piéton poète
Il y a une petite vingtaine d'années, je fréquentais le boulevard Magenta où habitait un de mes amis. Devenu depuis une grande star du showbiz, cet ami qui demeure aujourd'hui à Neuilly est toujours propriétaire de son ancien studette. Non pas parce qu'il y a écrit quelques monologues que toute la France connait par coeur mais parce que ces quartiers des gares du nord et de l'est (où il ne viendrait à l'idée de personne de s'arrêter) ont une âme. C'est ce qu'écrivait Léon-Paul Fargue dans un des plus beaux textes publiés dans l'entre-deux guerres : "Le piéton de Paris". Ce recueil de poèmes, contemporain des premiers clichés de Robert Doisneau (on compare souvent les deux hommes) est aujourd'hui réédité dans la collection "L'imaginaire" avec un CD bonus comprenant une interview de Fargue (datant de 1951) et un entretien avec Adrienne Monnier, une libraire qui a connu le beau monde des arts au début du XX° siècle. "Le piéton de Paris" est une oeuvre poétique si essentielle qu'elle devint le surnom de son auteur. Brice Depasse
LEON-PAUL FARGUE
Nous ne sommes plus dans les années trente; le Paris de Fargue est lointain. Mais le boulevard de Magenta existe toujours. De nouveaux disciples du Piéton de Paris (et aussi de Doisneau et de Tati) expriment leur attachement à ce lieu comme l'internaute qui a réalisé la vidéo ci-dessous.
Après avoir abandonné le roman pour la philosophie (il a publié au bas mot onze essais depuis l’an 2000), Mehdi Belhaj Kacem a entrepris (et réussi) la traduction d’une des œuvres poétiques fondatrices de la littérature moderne : la Vita Nova de Dante. En modernisant le texte d’Alighieri, Kacem lui a rendu son intemporalité sans toutefois le dénuder des atours de la Renaissance. Exploit. Il en permet également l’accès au plus grand nombre, restituant à la Vita Nova, sa vocation d’œuvre d’art contemporaine.
MEDHI KACEM BELHAJ - Brice Depasse
09-05-2007, 14:33:30 Brice
03-04-2007
Les chants de jalousie
Disparu en l’an 2000 à l’âge de 63 ans, Göran Tunström fut un des grands auteurs suédois du XX° siècle. Il connut la gloire dans son pays grâce à son premier roman, « L’oratorio de Noël » qu’Actes Sud publia en Français il y a une vingtaine d’années. Mais sa muse était poétique. Le présent recueil de poèmes (qui paraît chez Léméac/Actes Sud), Tunström l’a consacré à sa femme. Les pages, superbes, se succèdent. Elles parlent de l’amour, de la jalousie (surtout) et de la folie de son épouse (boulversant). Je m'y suis perdu. Brice Depasse
Extraits : « Tu nages telle une carpe contre la vitre Tes gestes las sont du faire-semblant : ton habit d’or brille tellement Le chant du soir est terminé, la neige revient : jour après jour tu seras emprisonnée par mon corps lui-même emprisonné par ma possession de toi. »
« De la benne pointe, tel un périscope, un bonnet il est à ma femme Elle reçoit ces jours-ci bien des pensées étranges et grandement errantes et le diable n’a pas toujours accès à sa complexion Là, son visage ! Il rayonne, je l’aime Des profondeurs elle fait monter chromos, tables, vieilles encyclopédies avec des planches couleurs de "Littorina purpurea" précisément le coquillage dont elle a besoin Quand les étoiles lancent en l’air leurs fantasmagories bien des choses lui parviennent Voyez, autour des pommettes, de ses cheveux, cette aura ! En elle, même moi j’ai droit A des choses très étonnantes. En prêt. Je suis l’époux de la sorcière Dans ma serviette j’apporte nos numéros de sécurité sociale une liste de noms : la crèche et les amis proches Un époux de sorcière reste deux pas en retrait Ma bassesse l’empêche de voler Ma logique est son entrave Je reflète un discours social Et lui fais beaucoup de tort Maintenant on va continuer.
03-04-2007, 21:58:18 Brice
17-03-2007
Il est grand temps de relire Apollinaire
L'Amour fou, l'Amour passion, le fusionnel, le triste, Guillaume s'en est moqué, l'a haï ou adulé. Les poèmes de Lou, cette femme qu'il aimait pendant la Grande Guerre, qui lui inspira ses plus beaux textes, cet amour non réciproque ou si peu. Extraits d'"Alcools" ou du "Guetteur mélancolique", tous ces poèmes sont illustrés avec sensualité, donnant à la plume d'Apollinaire toute sa splendeur et sa dimension. Juste pour le plaisir, ma citation préférée : "Il est grand temps de rallumer les étoiles". Moi, je vous dirais, il est grand temps de lire ou relire Guillaume Apollinaire, le maître des mots, d'une poésie lumineuse. Nicky Depasse
17-03-2007, 19:45:59 Brice
Le surréalisme illustré
"Et si par le pouvoir d'un mot je recommence ma vie, je suis né pour te connaître, pour te nommer." Quatre-vingt-cinq poèmes de Paul Eluard illustrés par un Gabriel Lefèvre qui a su mettre aux mots des couleurs et à sa plume la douceur qu'elle mérite. Ce poète du surréalisme qui loua les femmes et dont les hommes étaient ses frères nous emmène dans un univers d'amour, de rêve et de douleur. Nicky Depasse
17-03-2007, 19:33:49 Brice
Charles et Louis à la Renaissance
Louis Joos peint et dessine comme Baudelaire écrivait, roi d'un pays pluvieux. Somptueuse réussite que ce livre, mariage des images créées par un pinceau et une plume qu'un siècle sépare. Entre Bruxelles et Londres, la mer. Homme libre, toujours tu chériras la mer. La beauté, comme le chat des Charles, est noire. Et quand le parfum exotique ou la dame créole apparaissent au détour d'une page, l'invitation au voyage donne enfin des couleurs pleines de sève à la palette de l'illustrateur. Nicky Depasse avec quelques emprunts à Baudelaire
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatross, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime en boîtant l'infirme qui volait !
Le poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
SERGE GAINSBOURG - Baudelaire
Serge Gainsbourg met en musique "Le serpent qui danse", extrait de ces "Fleurs du mal" mises en images par Louis Joos (Renaissance du Livre, Bruxelles, 2002).
17-03-2007, 13:34:44 Brice
11-02-2007
Si je mourais là-bas
Poèmes d'Amour, de désespoir, d'éloignement, de guerre, de Guillaume Apollinaire. Editions complexes.
De la chanson à la poésie de Serge Lama. Trois parties comme l'annonce le titre du recueil. Inégales mais avec de grands (et nombreux) moments de lumière. Sentiment : "Si je suis en paradis, c'est que Dieu est ton nom Si je suis en enfer, je lirai les flammes pour que tes hivers soient moins rudes. Si je suis au purgatoire, je t'écrirai je t'aime avec une plume de feu. Et s'il n'y a ni paradis, ni enfer, ni purgatoire, alors, je ne mourrai pas, et je te le dirai de vive voix." Sexe : "Mon sexe n'est hélas que mon onzième doigt, Je voudrais que mon corps entier pénètre en toi. Solitude : Nous vivons tous dans le tissu D'un enfant déçu par les jouets qu'il a reçus."
La poésie de Germain Nouveau est à redécouvrir. Merci Charles ! "Ce qu'il faut avoir dans la femme N'est pas la femme, c'est l'amour." In "La fée", du recueil "Les Valentines" A Nicky.
J'ai découvert Mourad Djebel avec "Les cinq et une nuits de Shahrazède", roman dans lequel une femme tente de sauver un jeune homme ravagé par la folie de la mort. Ce thème de la fièvre héritée de la folie de mort qui aspira l'Algérie toute entière la décennie précédente est toujours très présent dans ce recueil de poésies (paru aux éditions de la Différence). Alternant les moments de fièvres (souvenirs des massacres) à ceux d'apaisement, la poésie de Mourad Djebel m'a boulversé. "Et au plus près de ta fêlure - ta quotidienne clameur- j'instaure l'oubli linceul de ma mémoire- sinon Je et Tu ... persistent d'impossibles demeures."
Houellebecq publie ensuite deux recueils de poèmes, « rester vivant, méthode » , et « la poursuite du bonheur ». Alors qu’il travaille dans une entreprise parfaitement traditionnelle comme informaticien, Houellebecq commet là un acte de dissidence dangereux qui le place de manière définitive dans le rang des combattants. Houellebecq déclare à la face du monde ni plus ni moins que la guerre. Avec déjà cet espèce de lyrisme quasi-asseptisé, il prévient : « Toute société a ses points de résistance, ses plaies. Mettez le doigt sur la plaie, et appuyez bien fort. Creusez les sujets dont personne ne veut entendre parler. L’envers du décor. Insistez sur la maladie, l’agonie, la laideur. Parlez de la mort et de l’oubli. De la jalousie, de l’indifférence, de la frustration, de l’absence d’amour ».
Je m'appelle Brice Depasse et je vous souhaite la bienvenue sur le blog podcast d'activistes du livre développé par Nostalgie Belgique.
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"Invisible" de Paul Auster (Actes Sud) : si vous avez aimé "Moon Palace" ou "Leviathan", plongez dans celui-ci !
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est réalisé avec la collaboration rédactionnelle de Christophe Corthouts, Nicky Depasse, Apolline Elter, Marc Bailly, Bernard Delcord, Valérie Nimal et ponctuelle de Philippe Cantamessa et Joël Habay.
Webmasters : Xavier Vanvaerenbergh et Christophe Delire (dit La Taupe). Photographie : Alain Trellu. Avec la collaboration ponctuelle de Nicolas Wibaut.