LIVRE de BORD Nicky et Brice Depasse vous invitent chaque jour sur Liberty TV pour suivre l'actualité du livre. Cliquez sur le logo pour regarder quelques numéros.
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Le nouveau JAUFFRET décortiqué par Jean-Louis Kuffer.
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Sans laisser d'adresse est le titre du nouvel Harlan Coben. On vous en parle.
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Patrick de Carolis se livre à Brice Depasse.
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Le nouveau Stephen KING sortira en mars prochain. Le Dr Corthouts l'a déjà lu.
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Bernard PIVOT s'entretient avec Jean-Louis KUFFER.
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Special Livre de Bord avec Marc LEVY.
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DAN BROWN revient enfin Le symbole perdu son nouveau roman est en librairie. Qu'en penser ?
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Classique SOLLERS Le Disours parfait de Philippe SOLLERS est-il une nouvelle bible ? Jean-Louis KUFFER y répond.
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ALEXANDRE JARDIN Entretien à propos de son nouveau poche "Chaque femme est un roman"
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JEAN d'ORMESSON s'entretient avec Brice & Nicky dans une spéciale de Livre de Bord.
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| 01-05-2009
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Il était une fois
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Les Éditions Librio à Paris sortent, sous la plume de l’écrivain et journaliste Pierre Vavasseur, Le Guide des 100 premières phrases incontournables qui recense et commente l’incipit (en français) d’œuvres aussi essentielles que, par exemple, La religieuse de Diderot, Les liaisons dangereuses de Laclos, Don Quichotte de Cervantès, L’éducation sentimentale de Flaubert, 1984 d’Orwell, Le rivage des Syrtes de Gracq, Lumière d’août de Faulkner, Le procès de Kafka, Ulysse de Joyce, Nord de Céline ou À la recherche du temps perdu de Proust… On ne manquera toutefois pas de rester coi en raison de la présence, au sein de cette liste d’« incontournables », de quelques nullités comme Quitter la ville de Christine Angot ou La garde du cœur de Françoise Sagan, sans oublier Les bienveillantes de Jonathan Littel, rédigé dans une langue plus qu’approximative. Mais ces erreurs de jugement de l’auteur ne doivent pas gâcher le plaisir qu’il offre à ressusciter pour le lecteur des phrases comme « Jamais je n’ai commencé un roman avec plus d’appréhension » (Le fil du rasoir de Maugham), « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas » (L’étranger de Camus), « Étendu sur sa couchette, Charley Anderson demeura immobile dans un flamboiement sonore » (La grosse galette de Dos Passos), « Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189… » (Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier), « Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé » (Zazie dans le métro de Queneau) ou encore « C’était au temps où j’errais, affamé, dans Kristiania, cette ville étrange que nul ne quitte avant d’en avoir reçu les empreintes » (Faim d’Hamsun), autant de portes ouvertes à l’imagination et « battant sur les étoiles », comme disait Léo Ferré. Bernard DELCORD
Le Guide des 100 premières phrases incontournables par Pierre Vavasseur, Paris, Éditions Librio, mars 2009, 122 pp., 3 €
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01-05-2009, 18:38:09 Brice
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| 06-04-2009
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"J'écris ton nom : liberté !"
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Par ces temps de libéralisme chancelant, il n’est pas inutile de relire l’un de ses chantres les plus pointus, Frédéric Bastiat (1801-1850), dont les Éditions Les Belles Lettres à Paris rééditent les Pamphlets, un classique jubilatoire composé de textes dont la brièveté n’enlève rien à l’aspect percutant… Il faut dire que l’auteur s’en prend avec une joie certaine aux dérives de la révolution de 1848 et au caractère foncièrement spoliateur du socialisme et de l’étatisme moderne nés à cette époque. Il y développe au passage une théorie de la justice sociale basée sur la liberté individuelle, prônant la solidarité interpersonnelle, examinant la fonction de l’impôt, de l’enseignement ou de l’argent (il soutiendra en 1849-50 une vive polémique avec Proudhon dans La Voix du peuple au sujet de la gratuité du crédit) et se penchant sur l’exercice du droit de propriété, sur les rapports du droit et de la loi voire sur les interventions de l’État. Au passage, il règle son compte à l’humanisme classique idolâtrant le latin, fondateur de tant de préceptes occidentaux via la civilisation chrétienne, alors que les Romains basaient leur économie, leur morale et leur organisation politique sur le pillage des peuples étrangers, dont l’État romain partageait le butin entre les seuls citoyens (il en résulte depuis lors que « l’État, c’est le vol », que « le patriotisme, c’est l’infamie » et que « la loi supprime les droits »…). Le moins que l’on puisse dire, même si on ne partage pas les options politiques plutôt radicales de l’auteur, c’est qu’il a mis « Émile dans le pan », comme disait Coluche ! Bernard DELCORD
Pamphlets par Frédéric Bastiat, préface de Michel Leter, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Bibliothèque classique de la liberté », mars 2009, 412 pp., 27 €
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06-04-2009, 19:29:27 Brice
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| 11-12-2008
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L'Ésope éternel
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Connu de tous et pourtant méconnu du plus grand nombre, Jean de La Fontaine (1621-1695) a fait l’objet, sous la plume de Patrick Dandrey, professeur en Sorbonne, d’un remarquable petit essai paru dans la collection « Découvertes Gallimard » sous le titre La Fontaine ou les métamorphoses d’Orphée, qui met la vie et l’œuvre du fabuliste à la portée d’un vaste public, forcément séduit par la fluidité et la clarté de l’exposé, autant que par la qualité et la richesse de l’iconographie. L’auteur y souligne qu’avant la publication, en mars 1668, de ses 120 premières fables (une quantité égale suivra au cours des 25 années suivantes, pour un total de plus de 10 000 vers), La Fontaine avait publié des Contes et nouvelles en vers, charmants et licencieux, après divers textes (Adonis, Le songe de Vaux, Élégie aux nymphes de Vaux…) dédiés à Nicolas Fouquet ou composés en faveur de celui-ci, dont la chute en 1661 avait valu au futur fabuliste quelques déboires avec le pouvoir royal (rappelons que la très munificente fête d’inauguration du château de Vaux-le-Vicomte avait valu à son propriétaire, le surintendant des Finances Fouquet, de se faire arrêter dès le lendemain par d’Artagnan sur ordre d’un Louis XIV jaloux, furieux et soupçonneux, puis enfermer à la forteresse de Pignerol où il mourra en 1680). Et que c’est en raison de ses fables, dont beaucoup sont adaptées d’Ésope (Le Corbeau et le Renard, Le Loup et L’agneau, Le Rat des Villes et le Rat des Champs, Le Renard et la Cigogne, Le Renard et les Raisins…) et dont, véritable Orphée moderne, il a révolutionné la forme, que Jean de La Fontaine est allé à la postérité. Pour le plus grand bonheur teinté de nostalgie des ex-potaches que nous sommes tous un peu restés, pas vrai ? Bernard DELCORD
La Fontaine ou les métamorphoses d’Orphée par Patrick Dandrey, Paris, Éditions Gallimard, 1995 (nouvelle édition : novembre 2008), collection « Découvertes Gallimard », 112 pp., 10,20 €
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11-12-2008, 00:41:40 Brice
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| 20-08-2008
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Un cardinal diabolique
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Un oublié d’Alexandre Dumas (1802-1870), écrit entre 1865 et 1866, voilà qui fait plaisir ! Grâces soient donc rendues aux Éditions Kryos à Paris qui ont ressorti en version intégrale Le Sphinx rouge, un roman palpitant dont le personnage central n’est autre que le cardinal de Richelieu, un épigone plus que doué du prince imaginé par Machiavel. Dans ce pendant des Trois Mousquetaires, on assiste à l’affermissement du pouvoir du prédécesseur de Mazarin, dans un contexte d’enquête sur le complot qui mena à l’assassinat du roi Henri IV, de conquête du Pas de Suse, passage stratégique entre la France et la péninsule italienne, et de visées sur la manière de donner un héritier au trône de France. Les personnages foisonnent, comme les rebondissements, et l’on se prend à revêtir la cape et à brandir l’épée en se mettant au service de la France éternelle… De la lecture interactive, en quelque sorte. Et ô combien passionnante ! Bernard DELCORD
Le Sphinx rouge par Alexandre Dumas, établissement du texte, préface, notes et dictionnaire des personnages par Radu Portocala, Paris, Éditions Kryos, Paris, 2008, 732 pp., 23,75 €
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20-08-2008, 22:48:16 Brice
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| 16-02-2008
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Antoine sauvé des eaux
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Les Éditions Gallimard à Paris proposent un petit coffret de quatre livres particulièrement précieux, puisqu’il recèle des inédits d’Antoine de Saint-Exupéry, rédigés entre 1925 et 1943. Et il ne s’agit pas de fonds de tiroir, mais bien de textes qui, pour avoir été trop brefs en vue d’une publication isolée, n’en éclairent pas moins l’art et la manière de l’auteur du Petit Prince autant que le regard du lecteur passionné… De l’histoire d’une poule de luxe, Manon, égarée au petit matin à la recherche vaine du réconfort jusqu’aux lettres d’amour de l’auteur à sa maîtresse Natalie, petite-fille du tsar Alexandre II, on découvre une courte nouvelle, des fragments abandonnés de romans, une correspondance avec Yvonne de Lestrange et Louise de Vilmorin, des notes préparatoires à des conférences, des réflexions morales et même une lumineuse critique de critique, celle de Vol de nuit par Robert Brasillach dans L’Action française du 23 juillet 1931. Bernard Delcord
Antoine de SAINT-EXUPÉRY, Manon, danseuse et autres écrits, coffret de quatre volumes (I. Manon, danseuse, suivi de L’Aviateur [1925], II. Autour de Courrier Sud et de Vol de nuit [1928-1932], III. Je suis allé voir mon avion ce soir, suivi du Pilote et d’On ne peut croire aux hommes [1935], IV. Sept lettres à Natalie Paley [1942-1943]), Paris, Gallimard, 27 novembre 2007, 360 pages en tout, 28,90 €.
Acheter «Manon, danseuse et autres textes inédits : Coffret en 4 volumes»
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16-02-2008, 22:42:06 Brice
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| 13-02-2008
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Une œuvre magistrale
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Les Éditions Albin Michel ressortent un monument de la littérature française, érigé par l’écrivain pacifiste Romain Rolland (1866-1944, prix Femina 1905 et prix Nobel de littérature 1915), le formidable Jean-Christophe dont les dix volumes ont paru en feuilleton dans les fameux Cahiers de la Quinzaine entre 1904 et 1912. Dans cette épopée moderne, vaste « roman-fleuve » selon l’expression inventée par l’auteur pour la circonstance, le compositeur et musicien allemand de génie Jean-Christophe Krafft, sorte de Werther mâtiné de Beethoven et de Liszt, doit traverser une série d’épreuves, les « cercles de l’enfer » (douleur, injustice, chagrins, deuils), et maîtriser ses passions pour atteindre à l’Harmonie, dans un monde qui bascule devant la guerre qui monte. Chantre de la paix et de la complémentarité de la France et de l’Allemagne, Romain Rolland ma mis dans ce roman son expérience de la vie et de la création artistique, ainsi que sa vision lyrique autant que critique du monde intellectuel européen de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Le tout servi par une langue magnifique, un sens de la narration hors du commun et un art consommé des effets et de l’émotion. Une pure merveille… Un chef-d’œuvre ! Bernard Delcord
Romain ROLLAND, Jean-Christophe, Paris, Albin Michel, 2007, 1490 pp., 29,00 €.
Acheter « Jean-Christophe » de Romain Rolland
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13-02-2008, 22:14:31 Brice
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| 02-12-2007
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Pour les amateurs de sensations fortes
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Un inédit en français du génial William Wilkie Collins (1824-1889), l’écrivain victorien père du roman policier et maître du suspense, le rival (et ami) de Dickens célébré par Jorge Luis Borges et l’inspirateur d’Alfred Hitchcock, cela se savoure à petites gorgées ! D’autant que tous les ingrédients ont été réunis par l’auteur de La femme en blanc, d’Histoires regrettables et de Pierre de lune pour mettre, aussi sûrement que deux et deux font quatre, les nerfs de ses lecteurs en pelote et pour façonner avec Passion et repentir un petit bijou du genre : la rencontre fortuite de deux jeunes sujettes de Sa Gracieuse Majesté sur le front franco-allemand en 1870, la pluie et le vent, un grand malheur, une usurpation d’identité, un passé trouble, un présent effrayant et un avenir incertain, une belle histoire d’amour, des rebondissements inouïs, le triomphe du devoir, un portrait de femme époustouflant et – last but not least – les méchancetés et les bassesses d’une « bonne société » so British… Quel talent ! Bernard Delcord
William Wilkie COLLINS, "Passion et repentir", Paris, Éditions Phébus, 2007, 336 p, 20,00 €
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02-12-2007, 17:24:29 Brice
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| 19-08-2007
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La guerre de Troie a bien eu lieu
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Troie est un mythe qui a toujours marqué les esprits. Elle appartient à la légende des villes martyres comme Pompéï, Carthage ou Alesia. Les Troyens et les Achéens ne sont pas ennemis; ils sont, dans leur affrontement, les victimes des dieux. L'Iliade raconte en quinze mille vers, quelques semaines des dix années que dura le siège de la capitale du royaume de Priame. Aujourd'hui, 2.800 ans après la rédaction de l'oeuvre d'Homère, 3.300 ans après les faits, personne n'ignore les noms d'Achille et d'Hélène. Mais qui le lit encore ? Convenons-en, la lecture de l'Iliade est fastidieuse, même dans la récente traduction d'Alessandro Baricco (cliquez sur la couverture). Car Homère (qu'il fût un mythe ou non, originaire de Chios ou d'ailleurs) a écrit l'Iliade pour le chanter dans les cours e rèce à l'époque des premiers jeux olympiques. Son but était de flatter une aristocratie qui le payait pour cela. D'où une lourdeur généalogique intempestive qui encombre la modernité du texte. Rendre L'Iliade (ainsi que l'Odyssée) accessible au XXI° siècle nécessite une adaptation qui fait fi des contraintes poétiques et alimentaires du VIII° siècle av J-C. Ce que fait Michel Wonoroff dans cette nouvelle édition qui paraît chez Casterman. Un souhait. Qu'un écrivain inspiré s'en empare pour lui insuffler le rythme et le ton d'un roman actuel. L'Iliade a tout pour faire un nouveau Salammbô, un best seller qui ramènerait les touristes en masse devant ses remparts. Il sufit d'une étincelle pour rallumer le feu de l'imagination populaire. Brice Depasse
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19-08-2007, 18:19:41 Brice
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| 18-08-2007
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Le roman de Renart
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Le roman de Renart est un des piliers de l’histoire de la littérature enseignée à l’école. Aujourd’hui considéré comme un texte à destination de la jeunesse, il fût à l’époque une série de contes (le premier écrit au XII° siècle) décrivant la société à travers des caractères incarnés par des animaux typés. Parmi les quatre mille pages du livre (dont la version définitive fût figée au XIV° siècle), Pierre Coran propose une sélection de fables retraduites du Roman et réécrites en octosyllabes (comme au Moyen-Âge mais aussi dans la Grèce antique). Ayant laissé, çà et là, quelques mots et expressions en Roman, l’auteur, qui connaît bien les enfants, nous livre un recueil drôle, frais et chantant. Une très belle édition du Roman de Renart que, sans ce livre, nous nomerions aujourd'hui un goupil. Et pourquoi ne pas nous mettre à la lecture d’histoire du Moyen-Âge pour nos enfants de 8-10 ans ? Pour sûr, ils vont adorer ! Nicky Depasse
Mes seigneurs, Oyez, s’il vous plaît bien, Je vois qu’en vérité Vous n’avez nulle envie D’ouïr une homélie Ou une vie de saint. Lors, je vais, sans dédit Si vous daignez me croire Vous conter des histoires De Renart, le Goupil Et du loup Ysengrin. Pour autant que vous consentiez A m’ouïr de belle façon, Par ma voix, le dit, s’il vous sied, Peut vous donner doctes leçons De tolérance et de sagesse Puisque maintes gens n’ont de cesse, Auparavant comme aujourd’hui, D’être férus d’ignominie.
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18-08-2007, 23:24:07 Brice
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| 29-07-2007
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Zadig et Volt ... euh non, Zadig de Voltaire
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Voltaire étant un de mes auteurs préférés, j'ai relu avec bonheur cet été "Zadig ou la destinée". Dans ce merveilleux conte oriental, Zadig, être empli de bon sens, affronte les malheurs d'une vie tumultueuse avec l'impavidité de l'homme sage. En amour, trahi par Sémire et déçu par Azora, il trouve refuge en Dieu et la Nature et se passionne pour les plantes. Un amour (l'amour fou, l'amour de sa vie) qui va le rattraper en la personne de la reine Astarté. Mais Astarté est la femme du roi Moabdar qui a fait de Zadig son premier ministre.Zadig fuit Babylone (et une mort certaine), croyant son amour perdu à jamais. En chemin il croise un ermite et un ange qui lui prédit sa destinée. Une morale, fruit de la sagesse de Zadig, clôt chaque chapitre, chaque épisode de sa vie qui est un conte à part entière. Je ne suis pas la seule fan de Zadig et de Voltaire. Une ligne de vêtements avec des boutiques sur Bruxelles et Paris (à St Germain !) ont pris leur nom. Même Fred Beigbeder est fou des pulls en V de la marque "Zadig et Voltaire" (Au secours, pardon). Je dois dire que j'y ai succombé également : rien que le nom donne envie. Et quel livre ! Moralité : vous voyez, au XXI° siècle, Voltaire enchante et émerveille toujours : il est même passé au merchandising de luxe ! Nicky Depasse
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29-07-2007, 22:10:48 Brice
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| 23-07-2005
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L'année Sartre
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Bernard Lallement avertit d'emblée le lecteur : il ne s'agit pas d'une enième biographie du plus grand philosophe du XX° siècle. Celui qui fut (avec Sartre) un des fondateurs du journal Libération focalise son essai sur le thème des femmes (Simone de Beauvoir bien sûr, les innombrables maîtresses et, enfin et surtout, la mère de l'auteur de la Nausée) et le difficile rapport de Sartre avec la psychanalyse. Le lien entre ces deux thèmes est évident. Bien sûr, Lallement évoque tous les engagements manqués (la résistance pendant l'occupation, mai 68) et aveugles de Sartre (les USA, Staline, Castro, Mao) mais surtout il nous fait découvrir un homme d'une générosité rare. La lecture et l'écriture furent toute la vie de Sartre, une passion qui naquit devant la bibliothèque de son grand-père alors qu'il était "tout môme". Bernard Lallement cite d'ailleurs cette magnifique phrase que Sartre écrivit dans "Les mots", son autobiographie : "Quelquefois, je m'approchais pour observer ces boîtes qui se fendaient comme des huîtres et je découvrais la nudité de leurs organes intérieurs, des feuilles blêmes et moisies, légèrement boursouflées, couvertes de veinules noires, qui buvaient l'encre et sentaient le champignon."
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23-07-2005, 11:57:13 Brice
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L'actualité du monde du livre
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est réalisé avec la collaboration rédactionnelle de Christophe Corthouts, Nicky Depasse, Apolline Elter, Marc Bailly, Bernard Delcord, Valérie Nimal et ponctuelle de Philippe Cantamessa et Joël Habay.
Webmasters : Xavier Vanvaerenbergh et Christophe Delire (dit La Taupe). Photographie : Alain Trellu. Avec la collaboration ponctuelle de Nicolas Wibaut.
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