07.11.2008
Michael Crichton 1942 – 2008
Etrange sensation. Oui, étrange sensation que de voir apparaître l’avis de décès d’un auteur que l’on a vu « naître » au monde la littérature et du cinéma. Effet de miroir évident qui renvoie à sa propre mortalité et au temps qui passe. Né en 1942, Michael Crichton devient auteur, dans un premier temps, par nécessité. Certains étudiants servent des bières jusqu’à pas d’heure ou distribuent des journaux, lui se met à écrire des thrillers sous le nom de John Lange. Dès 1966, ce « petit boulot » lui permet non seulement de payer ses études de médecine mais aussi de développer cette prose efficace qui sera sa marque de fabrique… autant que le bâton avec lequel les amateurs de hard-science et les critiques « sérieux » n’arrêterons pas de le frapper.
C’est en 1990 que le « phénomène » Crichton va soudain prendre son envol. Après un passage par les couloirs des plus grands studios pour lesquels il réalise de solide séries « b » comme Mondwest, Morts Suspectes ou encore Looker, il revient à l’écriture avec « Congo ». Mais cette histoire de diamants aux qualités exceptionnelles, de cité perdue et de gorilles intelligents n’est qu’un galop d’essai. Dans la coulisse, le manuscrit de son roman suivant, Jurassic Park, est entre les mains d’un certain Steven Spielberg. Le reste fait partie de l’histoire du cinéma autant que de la littérature. L’idée de ressusciter les dinosaures grâce au génie génétique paraît « crédible » aux yeux des lecteurs. Dans la foulée, les avancées de l’animation digitale vont rendre les monstres du jurassique totalement réalistes sur grand écran. Une véritable dinomania s’en suit et Hollywood, jamais en reste, se jette sur tous les romans de Crichton avec l’espoir de réitérer le succès de Spielberg.
Mais le romancier se garde bien, pour sa part, de débiter son idée en tranchettes et d’aligner les mauvaises déclinaisons de son roman phare. Ce qui intéresse surtout Crichton, une constante de son écriture et son approche du cinéma, c’est d’interpeller le lecteur sur le présent et le futur, sur les technologies, mais aussi les faits de société. Avec Harcèlement, ou Soleil Levant, il utilise la technologie comme un simple outil pour aborder des sujets aussi divers que la misogynie ou le racisme.
Ces dernières années, il s’était retrouvé au cœur d’une mini-polémique avec Etat d’Urgence, son roman consacré au réchauffement planétaire. Défenseur de la cause des « sceptiques », Crichton semblait convaincu que vouloir mesurer les effets du changement climatique à l’échelle de la civilisation était un péché d’orgueil… Tout comme croire que l’homme pouvait avoir une influence réelle sur un système aussi complexe et aussi ancien que notre bonne vieille planète bleue. Il voyait plutôt dans l’éco-économie, un nouveau moyen trouvé par certains pour dégager de plantureux bénéfices. Dans une mise en scène typiquement américaine, Crichton avait même fini par « témoigner en tant qu’expert » devant une commission gouvernementale… sans avoir, de près ou de loin, suivi des études de climatologues ! Imaginons, sous nos latitudes, Amélie Nothomb témoignant dans une commission d’enquête sur le harcèlement au travail, suite à l’écriture de Stupeur et Tremblement !
Quoi qu’il en soit, Crichton laisse derrière lui une carrière riche, constituée de romans d’une efficacité jamais mise en question (et dotés d’un extraordinaire sens de la vulgarisation), de films plutôt en avance sur leur temps – même si en tant que metteur en scène Crichton n’a jamais vraiment eu les moyens de ses ambitions – sans compter Urgences, série télévisée grâce à laquelle plus personne, ou presque, ne peut entrer dans un hôpital sans se mettre à marmonner des extraits de dialogues pleins de jargons autrefois incompréhensibles.
Chris Corthouts
12:55
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26.04.2008
Ecriture & chansons
On a toujours ressenti chez Francis Cabrel une démarche différente dans son approche de faiseur de chansons. Il y a un an, lors de la parution de sa collection Cabrel essentiel, j'avais déjà hésité à diffuser son interview dans ces colonnes. A l'écoute des textes de son nouvel album, Des roses et des orties, le doute n'a plus sa place. Cabrel m'a d'ailleurs confié qu'après sa tournée, il se mettrait à l'écriture d'un roman (cliquez sur la pochette du disque pour écouter).
10:54
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10.06.2007
Didier van Cauwelaert : la légèreté de l'être
Troisième invité des "Auteurs se déplument", Didier van Cauwelaert, tel un prince s'est montré charmant. Je dirais de lui qu'il est délicat et attentioné. Il m'a fait beaucoup rire (surtout le passage des chaussettes dans la bulle du "Prisonier", voir la vidéo). Pour peu il nous faisait le remake du "chevalier qui cherchait ses chaussettes" de Christian Oster. Mais l'auteur d' "Un aller simple" les a retrouvées pour aller conquérir sa princesse. Rassurez-vous, ce n'est pas moi. Par contre, je lui ai parlé de grenouilles et de petits pois que nous avons partagés lors d'un déjeûner à l'Amigo. Un moment magique, comme ce prince, fils d'un roi belge par le simple coup de sa plume.
Merci, Didier de m'avoir fait rêver toute cette journée !
Nicky Depasse
18:00
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Le petit Prince à Bruxelles
Images et réalisation : Nicky Depasse
Montage : Christophe Delire
Musique : "Two fugitives in the night" par Malia (Sony/BMG)
18:00
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Premier thème : déplumage d'un roman
17:59
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Deuxième thème : le Bruxelles secret
"J'ai inventé la Belgique avant de la connaître".
Didier van Cauwelaert se sent chez lui à Bruxelles ainsi que partout en Belgique. Pas seulement à cause de sa famille paternelle à qui il doit de porter ce nom mais parce que, fils caché du roi Baudouin, il vécut une enfance exilée sur la côte d’Azur, protégé des tueurs de la reine Fabiola par un tonitruant père adoptif, René van Cauwelaert, avocat au barreau de Nice, et meilleur ami du souverain belge.
17:59
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Troisième thème : L'inspiration et l'écriture
17:59
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La littérature : Romain Gary
17:59
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Quatrième thème : Le père adopté
"La première fois que tu es mort... j'avais sept ans et demi". L'âge auquel Didier van Cauwelaert commence à écrire des romans croyant son père au bout du rouleau, prêt à se supprimer. Le destin en a (heureusement) décidé autrement et les deux van Cauwelaert ont continué leur chemin ensemble pendant près de quarante années.
17:58
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Bulles de vie
17:58
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